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Face à plus de 200 participants et en présence de représentants de la Commission européenne, le Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a, dans un premier temps, souligné l’importance de l’Europe et des fonds européens pour la région et ses territoires, et rappelé é à titre d’exemple que 222 000 projets ont été accompagnés entre 2014 et 2020, pour un montant de 2,6 Mrds d’€ de crédits européens. Il a insisté sur l’importance de préserver un budget dédié au développement régional dans la future période de programmation européenne 2028-2034, et invité le partenariat du Comité de suivi à réfléchir autour de trois grandes priorités pour la Nouvelle-Aquitaine: recherche et innovation (en particulier: batterie tout solide, laser et optique, médecine/santé); économie circulaire et transition agroécologique.

La Commission européenne était représentée par Carsten Rasmussen, chef d’unité à la Direction générale de la politique régionale (DG REGIO). Il a salué la bonne mise en œuvre des programmes en Nouvelle-Aquitaine et appelé à continuer la mobilisation pour que la dynamique perdure. Il a également évoqué les négociations en cours à Bruxelles pour la prochaine période de programmation et rappelé les grandes évolutions proposées par la Commission autour des "Partenariats nationaux et régionaux" qui devraient voir le jour en 2028 (voir Plans de partenariat nationaux et régionaux, la nouvelle architecture proposée pour la PAC, la cohésion et la pêche après 2027 | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). A ses côtés étaient également présents pour la Commission Alain Von Raek (DG Regio), Pascale Beauchamp (DG Emploi), Eugenio Fernandez Garcia et Caroline Hervé (DG AGRI).

A la suite de ces propos introductifs, les équipes de la Direction des Fonds européens et de la Direction de l’Agriculture du Conseil régional, ont fait un point détaillé à la fois sur la clôture de la programmation 2014-2020 et sur l’avancement de la consommation des fonds FEDER, FSE, FEADER, FEAMPA et Interreg 2021-2027.

La dernière partie de la matinée a été consacrée à un point d’information sur l’après 2027, présentés par Isabelle Boudineau, Conseillère régionale déléguée à l’Europe et Jean-Pierre Raynaud, Vice-président de la Région en charge de l’agriculture. Isabelle Boudineau a rappelé la volonté des Régions françaises et de la Nouvelle-Aquitaine en particulier, de continuer à exercer leur rôle d’autorité de gestion des fonds européens, en lien direct avec la Commission européenne avec qui elle a salué la qualité des échanges. Ce rôle a été confirmé par la Ministre Françoise Gatel dans un courrier en date du 12 juin. De plus, le Plan de partenariat national et régional (PPNR) français comprendra des chapitres régionaux qui porteront, a minima, sur la future politique de cohésion. Sur les volets agricoles et pêche en revanche, une décision de l’Etat est encore en attente concernant la future gouvernance bien qu’a priori elle ne suivra pas de logique de recentralisation. Jean-Pierre Raynaud a réitéré le souhait de la Région de pouvoir continuer à gérer les mesures qui relèvent actuellement du 2ème pilier de la Politique Agricole Commune. Carsten Rasmussen s’est voulu rassurant quant au rôle des régions dans la gouvernance de chapitres régionaux après 2027, mais les élus régionaux restent prudents, dans l’attente de la définition du périmètre des fonds qui seront décentralisés et des montants financiers qui leur seront alloués. Au niveau européen, un accord sur le Cadre Financier Pluriannuel (CFP) est espéré à la fin de l’année 2026. A la suite de la confirmation de son rôle d’autorité de gestion, et dans un calendrier européen contraint, avec une mise en œuvre des Plans de partenariats nationaux et régionaux fixée, à ce jour, au 1er janvier 2028, la Région Nouvelle-Aquitaine commence ses travaux de préparation des chapitres régionaux et proposera dans les semaines à venir au partenariat régional, des échanges structurés sur le post 2027.

Enfin, le 18 juin après-midi s’est également tenu le 3ème Comité régional PAC, co-présidé par Jean-Pierre Raynaud et Yannic Monteilhet, Directeur Régional adjoint de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt). Cette instance de gouvernance de la programmation PAC 2023-2027 est spécifique à la Nouvelle-Aquitaine et répond à la volonté partagée par la Région et par la DRAAF d’apporter une information la plus transparente et complète possible sur la consommation des crédits en région.

A côté de ces temps de présentations et d’échanges, des visites de projets co-financés par des fonds européens ont été organisées. Les participants ont ainsi pu découvrir un ÉcoQuartier citoyens: "L'Oasis du Coq à l'Âme", mais également les ateliers de surcyclage textiles Français et structures d’insertion Tissena  ou encore Les Fermes de Chassagne, un groupement de producteurs bio (légumes secs, farines et huiles).

La veille du Comité de suivi formel, la Région a proposé aux partenaires régionaux un temps d’échange, en présence de la Commission européenne, sur le thème "Des audits à l’action: quels enseignements pour la prochaine période génération de fonds européens". Ces sujets ont été choisis car ils seront en effet encore d’actualité après 2027.

L’occasion d’un partage d’expérience, dans le cadre d’îlots de cinq - six personnes, sur l’impact des audits et des contrôles dans le cadre de la gestion des fonds européens, notamment la prise en compte des exigences en matière d’aides d’Etat, de marchés publics et de conflits d’intérêts. Lors de la restitution des ateliers, il est ressorti que l’accompagnement et la formation des porteurs de projets était indispensables et devaient être renforcés.

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Le 11 juin 2026, une semaine avant le Sommet européen des chefs d’Etats et de gouvernements européens, la Présidence chypriote a dévoilé sa "négobox" (ou "cadre de négociation"). Il s’agit de la première proposition chiffrée depuis la proposition de la Commission européenne (CE) en juillet 2025. La proposition contient aussi des avancées sur le rôle des régions.

La "négobox" est un document qui rassemble des éléments sur le prochain Cadre Financier Pluriannuel (CFP) – chiffres et parties de règlements sectoriels – qui nécessite des décisions politiques des dirigeants de l’UE. Il est mis à jour au fur et à mesure des discussions, mais reste modifiable en vertu du principe selon lequel "il n’y a pas d’accord tant qu’il n’y a pas d’accord sur tout".

En termes de volumes, Chypre propose une baisse générale de 2% par rapport à la proposition de la CE, amenant le CFP à 1.730 Mrds d’€ (prix 2025), soit 1,23% du revenu national brut (RNB) des Etats contre 1,26% proposé par la CE. Contrairement au Parlement européen qui souhaite une augmentation de 10% sur toutes les rubriques, hormis celle dédiée à l’administration, la baisse ne s’applique pas de manière égale. 

Sur le premier pilier, Chypre propose une petite diminution de 0,5% à la ligne globale des plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR). Au sein de cette ligne la PAC est légèrement augmentée (0,7%). Conformément à la lettre d’Ursula von der Leyen, après juillet 2025, s’ajoute une ligne dédiée à la pêche, avec un budget doublé (de 1,7 Mrds à 3,5 Mrds). De même, est intégré le "développement rural" par un fléchage de 10% (hors PAC sanctuarisée, pêche et Fonds social climat.

Les moyens souhaités par la CE pour la "Cohésion économique, territoriale et sociale, et les communautés rurales et le tourisme", ainsi qu’Interreg sont pratiquement maintenus. Le fléchage à 14% pour des objectifs sociaux qui remplace une ligne budgétaire dédiée au Fonds social européen n’est pas remis en cause malgré les demandes du Parlement européen. 

En termes de gouvernance, la négobox avance quelques propositions afin de renforcer le rôle des régions dans les PPNR. Des points qui se retrouvent plus en détails technique dans le "compromis général partiel" (voir article Les Etats membres donnent leur avis sur les Plans de partenariat nationaux et régionaux | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)).

C’est le nouvel instrument "Facilité de l’UE", qui regroupe plusieurs programmes gérés directement par la CE, qui est le plus l’impacté par la baisse au sein du pilier: -11,7% dont 16,4% pour le Fonds de solidarité ainsi que pour l’instrument Home (sécurité intérieure). En revanche, la réserve agricole et les programmes tels que ceux pour les villes, l’ESS, ou une partie de LIFE, eux sont stabilisés. La "réserve" ou "coussin" qui doit permettre de garder une marge de manœuvre baisse de 7,7 Mrds à 6,4 Mrds d’€. 

Sur le 2ème pilier, concernant la compétitivité, la prospérité et la sécurité, la Présidence chypriote annonce vouloir baisser l’ensemble de la rubrique et presque toutes les lignes budgétaires afférentes d’environ 4%.  Un choix qui atteindra le nouveau Fonds européen de compétitivité, et la recherche avec Horizon, mais aussi d’autres programmes emblématiques comme Erasmus et le Mécanisme européen d’interconnexion (MIE), mise à part la mobilité militaire.

Le 3ème pilier concernant la politique extérieure ainsi que le dernier pilier qui finance l’administration subissent également une coupe franche de 3,9%. Les instruments hors CFP d’aide à l’Ukraine, ou le mécanisme d’emprunt possible "Catalyst Europe" en cas de crise sont tous maintenus tels que proposés par la CE.

La proposition a été vivement critiquée par les pays dits "frugaux", qui préfèrent désormais être désignés comme le camp des "modernistes". Les plus extrêmes étant l’Autriche, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède. Si certains ne veulent pas dépasser les 1% du RNB, d’autres sont prêts à aller au-delà, mais en baissant les politiques dites "traditionnelles" (cohésion et PAC) en faveur des nouvelles priorités (sécurité, migration, compétitivité, défense).

L’Irlande, plutôt frugale, souhaite malgré tout une augmentation pour la PAC, et l’Allemagne un saut d’investissement pour la compétitivité. La Belgique a rejoint le camp des frugaux. La France reste au milieu et défend un budget ambitieux mais à la condition sine qua non de doter l’UE de nouvelles ressources propres. Les propositions de la CE sont majoritairement rejetées. Celles du Parlement européen, dont une taxe numérique (paris en lignes et sportifs) feraient leur chemin.

En face les "amis de la cohésion" comprenant les pays du Sud et de l’Est de l’Europe, avec à sa tête la Roumanie, se sont enfin constitués en un camp pour la cohésion, la PAC, un budget ambitieux et un rôle prépondérant des collectivités territoriales. Chypre, restée neutre pendant sa présidence, devrait les rejoindre. Reste à voir maintenant comment l’Irlande va réussir à trouver un compromis (voir article Une Présidence irlandaise sous pression des négociations budgétaires | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), l’objectif affiché étant de trouver un accord fin 2026.

Le cadre de négociation du 11 juin de la présidence chypriote

 

Pour la 8ème fois depuis son adhésion à l’Union européenne, l’Irlande assurera la présidence pour les six derniers mois l’année. Elle ouvre ainsi un nouveau trio de présidence, qui sera suivi de la Lituanie et de la Grèce.

Le plus grand défi sera de réussir à trouver un accord entre les Etats membres sur les chiffres du prochain budget pluriannuel 2028-2034 de l’Union européenne (UE). Un tel accord en automne 2026 permettrait d’entamer les négociations avec le Parlement européen avant la fin de l’année.

Au-delà du futur budget, l’UE continue à proposer et mettre en œuvre ses politiques. Pour les six mois à venir, l’Irlande a choisi pour slogan "La force dans l’unité" face à l’instabilité et défis du monde actuel. Elle souhaite placer son mandat sous le signe de l’action et des résultats en agissant principalement sur les trois piliers que sont la compétitivité, les valeurs et la sécurité.

Sur la compétitivité, l’Irlande traitera en priorité les objectifs de la feuille de route adoptée par les institutions européennes "Une Europe, un marché". Cette feuille de route destinée à être mise en en œuvre si possible en 2026, et d'ici la fin 2027 au plus tard, a pour but de renforcer le marché unique. Celle-ci s’orientera autour de cinq axes stratégiques: simplifier la réglementation, avancer dans l’Union de l'épargne et des investissements, solidifier le commerce, améliorer la sécurité énergétique et renforcer les capacités en matière de cloud computing et d’intelligence artificielle (IA). En complément, l’Irlande souhaite une l’agriculture et une pêche plus compétitives et durables, soutenir l’innovation, soutenir Erasmus+ et promouvoir les investissements des secteurs stratégiques (IA, semi-conducteurs, les biotech).

Sur les valeurs, l’Irlande tient à défendre les principes fondateurs de l’UE, de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'état de droit, ainsi que de respect des droits humains et des minorités. Forte de son expérience de la consolidation de la paix, l’île souhaite s’illustrer sur l’importance du dialogue, du partenariat et du soutien international sur le long terme. Ainsi, la présidence fera la promotion de l'état de droit au sein de l'Union et dans les pays candidats, et soutiendra les efforts visant à renforcer la résilience démocratique et à protéger les citoyens en ligne.

Sur la sécurité, le soutien actif à l'Ukraine constituera une priorité essentielle de la présidence irlandaise. Elle poursuivra les travaux sur la défense sur base du livre blanc européen sur son avenir et la feuille de route à l’horizon 2030.  Des avancées sont attendues sur la passation des marchés, les lacunes capacitaires critiques, la mobilité militaire, les défis en matière de sécurité maritime et les infrastructures critiques. Des mesures sont prévues pour améliorer la coopération transfrontalière dans la lutte contre la criminalité organisée.

La Présidence irlandaise entend également achever durant son mandat les négociations sur l’adhésion du Monténégro. Ce serait le premier élargissement depuis 2013.

 Feuille de route "Une Europe, un marché" 
 

A l’initiative du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives et de l’association BEPA (qui représente les acteurs des batteries dans le partenariat public-privé européen Batt4EU), un atelier était organisé à Bruxelles le 19 juin dernier. La Nouvelle-Aquitaine et son large écosystème sur les batteries étaient représentés par un binôme composé de l’Agence d’innovation ADI N-A et de l’entreprise ACC (Automotive Cells Co).

Intervenant en ouverture de cette demi-journée, Fabrice Stassin, secrétaire général de BEPA, et Marina Urbina, responsables des partenariats industriels au CEA Liten, ont rappelé l’importance de la démarche partenariale et du rôle des régions dans la consolidation des écosystèmes d’innovation, le soutien à la R&I, l’identification des besoins, ou encore le lien avec les citoyens.

Le modèle des partenariats de recherche et innovation que la Commission développe dans le cadre d’Horizon Europe est particulièrement apprécié. Plusieurs participants ont souligné l’intérêt de les voir prolongés et consolidés dans la prochaine programmation budgétaire, car ils permettent de coconstruire l’agenda de R&I et créent une plateforme d’échange entre acteurs de la filière, qu’ils soient publics ou privés, académiques ou entreprises, PME ou grands groupes.

Cheffe d’unité en charge de la transition énergétique à la Commission européenne (DG RTD), Beatrice Coda a ensuite rappelé les différentes initiatives prises en soutien à la filière Batteries, que ce soit l’IAA en cours de négociations (voir Ouverture d’une consultation publique concernant l’Acte pour l’accélération de l’activité industrielle (IAA) | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)) ou le projet de règlement visant à accélérer la commercialisation de solutions innovantes, en cours de préparation. La dimension "Recherche & Innovation" est évidemment également cruciale. L’agenda stratégique de BEPA sur les batteries ne cible d’ailleurs pas uniquement la R&I, mais aussi l’accès aux marchés, et l’adoption par le marché. Un document appelé "Blueprint for Battery R&I" est actuellement en cours d’élaboration. Divers échanges, tels que celui organisé avec les régions, permettront à BEPA de mieux cibler les priorités de R&I à actualiser ou renforcer à l’avenir.

Au sein du panel sur les écosystèmes régionaux, les représentants de Nouvelle-Aquitaine ont montré la richesse de la filière régionale et de ses 135 entités positionnées tout au long de la chaine de valeur. La Région peut être considérée comme un véritable hub de la recherche et de l’innovation pour les batteries, incluant à la fois des centres de R&D industrielle et des lignes pilotes. Avec l’objectif de construire un écosystème solide et résilient, certains projets néo-aquitains ont pu entrer dans le cadre des IPCEI (Projets importants d’intérêt européen commun) validés par la Commission européenne. L’investissement de la Nouvelle-Aquitaine pour la filière représente au total près de 80 millions d’€ depuis 2018.

Lancée en 2020, l’entreprise ACC a commencé sa production de batteries en 2024. Si la moitié de ses 2 300 employés travaille sur le site de cette première gigafactory à Billy-Berclau / Douvrin (Hauts-de-France), l’autre moitié du personnel est située en Nouvelle-Aquitaine, sur deux sites indispensables au bon fonctionnement de l’usine de production: le centre de R&D de Bruges (33) et l’usine-pilote de Nersac (16). L’exemple de ce producteur de batteries a permis d’illustrer l’importance cruciale de la R&D, que ce soit pour trouver des alternatives à certains produits chimiques ou encore pour travailler sur de nouveaux matériaux. En écho aux travaux de BEPA et de la Commission pour identifier les priorités européennes, les représentants néo-aquitains ont insisté sur l’importance de maintenir un soutien européen pour la filière, notamment pour les PME, de développer des capacités de pointe en matière de caractérisation permettant de développer la nouvelle génération de batteries, et de mettre l’accent sur les technologies de circularité.

Sept autres régions européennes, parfois en binôme avec un centre de recherche ou une entreprise, ont aussi partagé leurs expériences: la région de Stockholm (Suède), Auvergne-Rhône-Alpes, Euskadi, Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Allemagne), Hauts-de-France, Catalogne, Styrie (Autriche).

Les interventions finales du coordinateur du projet I3 BATMASS (dont un des démonstrateurs est piloté par Orano en Nouvelle-Aquitaine) et de Pirita Lindholm, secrétaire générale du réseau ERRIN, illustraient parfaitement l’importance de l’implication des régions et l’enjeu de la coopération interrégionale pour une filière européenne compétitive et résiliente. 
 

Co-organisée par le CESE et le Gouvernement basque, cette conférence a mis en lumière le rôle des services d’intérêt général et des services publics dans la mise en œuvre de l’approche européenne de solidarité intergénérationnelle. Un enjeu au cœur des priorités européennes, alors que la Commission a publié en mars 2026 sa Stratégie pour l’équité intergénérationnelle, destinée à repenser l’élaboration des politiques européennes en prenant en compte la voix des jeunes et des moins jeunes, mais également celle des générations futures.

À cette occasion, Laura Guérin, responsable du pôle Europe a été invitée à présenter le Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine et ses missions. Créé à l’initiative du Conseil régional et de l’Agence Régionale de Santé (ARS), ce groupement d’intérêt public rassemble un large réseau d’acteurs du bien-vieillir (associations, universités, laboratoires, établissements de santé, entreprises) pour constituer un centre d’expertise, de soutien et d’action dédié au vieillissement actif.

Son rôle est amené à se renforcer dans les prochaines années avec le vieillissement accéléré de la population. En Nouvelle-Aquitaine, une personne sur quatre a déjà plus de 65 ans. À l’échelle européenne, cela concerne plus d’une personne sur cinq (22 %). Selon les projections, cette part devrait atteindre une personne sur trois d’ici 2070. Derrière ces chiffres se pose aussi la question de l’isolement des personnes âgées dans les territoires ruraux, du soutien aux aidants informels et du recrutement dans le secteur du soin, qui souffre d’un manque d’attractivité. Autant de problématiques auxquelles le Gérontopôle tente de répondre grâce à une approche "living lab" (laboratoire vivant), présentée par Laura Guérin comme une illustration concrète de la solidarité intergénérationnelle.

Cette approche se traduit par des initiatives telles que "Le Lab du sens collectif". Lancé en 2024 par l’entreprise sociale ReSanté-Vous, le Gérontopôle Nouvelle-Aquitaine et la Région, cet espace d’innovation sociale a pour ambition de favoriser la coopération entre habitants, usagers et acteurs locaux afin de co-construire des réponses aux défis du vieillissement et de la prévention. Cette initiative prend la forme d’ateliers participatifs territoriaux réunissant des centaines de participants, provenant de tous horizons (associatif, silver économie, retraités, étudiants, …) et de tous âges, favorisant ainsi les liens intergénérationnels. Les propositions imaginées lors de ces ateliers sont ensuite portées jusqu’au Conseil régional. 

La table ronde a également rassemblé plusieurs intervenants européens, dont Thomas Kattnig, rapporteur du CESE sur le rôle des services d'intérêt général (SIG) pour la compétitivité, la cohésion sociale et la démocratie dans l'Union européenne, Andreas Weber, représentant du ministère des Affaires sociales, de la Santé et de l’Intégration du Bade-Wurtemberg, ainsi que Adrian López Sarachaga, directeur de la jeunesse et de l’émancipation du Gouvernement basque.

Page de l’événement
Site internet du Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine
Stratégie en faveur de l’équité intergénérationnelle (EN) 
 

Rencontres annuelles sur les fonds européens en Nouvelle-Aquitaine

Le 18 juin 2026 s’est tenu, à Angoulême, le comité de suivi des programmes européens de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Budget européen : la Présidence chypriote dévoile une proposition de compromis qui ne fait pas l’unanimité

Arrivant à la fin de son mandat de Présidence du Conseil, Chypre a présenté sa version d’un compromis entre Etats, pour le budget européen 2028-2034, encore loin de faire l’unanimité. 

Une Présidence irlandaise sous pression des négociations budgétaires

Ce 1er juillet 2026, Chypre passe la main de sa présidence du Conseil à l’Irlande qui prend pour six mois le relais des négociations entre Etats sur le futur budget européen 2028-2034. 

La filière Batteries néo-aquitaine à l’honneur à Bruxelles

Le partenariat BEPA sur les batteries et le CEA ont organisé un atelier mettant en lumière la façon dont les régions européennes accompagnaient leurs écosystèmes de R&I sur les batteries. 

Le Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine présente ses actions au Comité économique et social européen

Le Gérontopôle de Nouvelle-Aquitaine est intervenu le 11 juin dernier lors d’une table ronde au Comité économique et social européen (CESE) pour présenter ses initiatives en faveur du bien vieillir dans no