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La journée était organisée autour de quatre séquences riches et complémentaires.
L’expérience des Länder allemands
En premier lieu, les élus régionaux en charge des affaires européennes ont pu échanger avec la Directrice de la Représentation du Land de Brême à Bruxelles, Tanja Baerman, autour du modèle de gouvernance de la gestion des fonds européens en Allemagne. Sans surprise, un chapitre régional sera géré en toute autonomie par chaque Land, cette compétence étant garantie par la Constitution. L’Etat fédéral présentera à Bruxelles un plan national qui sera la synthèse des priorités des 16 Länder qui le composent. Ce plan national sera comme l’a indiqué la directrice la simple "couverture" d’un ouvrage contenant 16 chapitres. Les Länder regrettent toutefois le rôle assigné à l’Etat fédéral dans ces plans uniques (PPNR), alors qu’il n’a aucune compétence en matière économique. Si en France les PPNR seront a priori coordonnés par le SGAE, en Allemagne c’est le ministère de l’économie qui est aux manettes. Isabelle Boudineau est intervenue pour s’inquiéter de la mise en concurrence de la PAC et la Cohésion au sein des PPNR. Le problème semble moins saillant en Allemagne, même si les Länder regrettent qu’il n’y ait pas d’enveloppe dédiée pour la Cohésion comme c’est le cas pour la PAC.
Les DG Emploi et Regio entre la préoccupation de réussir 21-27 et la projection vers le post 27
Les DG Regio et Emploi étaient représentées respectivement par Carsten Rasmussen pour le FEDER et Thomas Andreou pour le FSE. Il se sont penchés sur la période de programmation actuelle, indiquant que globalement les Régions françaises étaient dans la moyenne européenne. Ils ont également souhaité mettre en avant la révision à mi-parcours proposée par le Vice-président Fitto. Ce texte législatif proposait des facilités pour les Autorités de gestion (AG) de reprogrammer des fonds sur les priorités eau, défense et logement, mécanisme qui a été peu utilisé en France en raison notamment d’une programmation déjà très avancée, ce que la Commission européenne (CE) a bien compris. A également été mis en avant le souhait de promouvoir l’utilisation des Financements Non Liés aux Coûts (FNLC), tout en étant conscient que la balle était encore dans leur camp pour faciliter l’utilisation de ce dispositif. En conclusion des échanges, Carsten Rasmussen s’est félicité de la qualité des projets en France, et a regretté le poids des contrôles et audits, en faisant le souhait que la proposition pour 2028-2034 permette de baisser le niveau d’exigence, ce dont doutent les Autorités de gestion (AG).
Ont succédé aux premiers intervenants la directrice du FSE à la DG Emploi, Ruth Paserman et le DG adjoint de la DG REGIO, Hugo Sobral. Les deux intervenants ont tenté de rassurer les élus sur le fait que la proposition de la Commission sur les PPNR garantirait l’identité des fonds malgré un programme unique, que les catégories de région ne seraient pas mises à mal, et que la dimension territoriale et le partenariat multiniveaux seraient préservés. Ils se sont également montrés satisfaits des avancées du règlement performance, qui permettra de passer de 5000 à 900 indicateurs pour l’ensemble des financements européens. Les élus se sont exprimés pour alerter la Commission sur les risques de recentralisation en France. La Commission s’est montrée confiante quant à la mise en place de chapitres régionaux dans notre pays, mais sans pouvoir rien garantir, chaque Etat étant libre de son organisation interne. En conclusion, Hugo Sobral a rappelé que selon lui la proposition de la Commission permettait grâce à la flexibilité et la fin de la concentration thématique, de proposer des plans adaptés aux priorités des territoires.
La DG budget optimiste sur un accord politique sur le budget avant la fin 2026
Franck Conrad, chef d’unité en charge du budget est intervenu sur le calendrier et les enjeux du CFP. Sur le calendrier, il a indiqué qu’a priori était prévue la présentation par la présidence chypriote d’une "négo box" sur la table du Conseil en juin, avec l’ambition d’avoir un accord politique d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, les discussions sur les bases juridiques des futurs programmes avancent en parallèle au Parlement européen et au Conseil. Selon lui, les travaux des colégislateurs pourraient être terminés d’ici la fin de l’année, ce qui permettrait que les trilogues puissent démarrer en janvier 2027, pour un accord à l’été de la même année.
Sur les grands enjeux, il a évoqué en premier lieu l’enjeu des montants, et en deuxième lieu celui des nouvelles priorités à financer tout en maintenant la PAC et la Cohésion, sujets qui sont liés. Il a également rappelé que le Parlement européen n’était pas colégislateur sur les montants. Selon lui, un budget à la hauteur des enjeux repose sur la mise en place de nouvelles ressources propres (NRP). S’il n’y a pas de NRP en revanche, il faudra baisser le budget car il est peu probable que les Etats acceptent d’augmenter leur contribution. Le débat politique sera compliqué entre les Etats qui voudront maintenir le budget compétitivité et défense et couper dans la PAC et la Cohésion, et ceux qui privilégieraient une coupe horizontale dans tous les budgets. La France serait "entre les deux". Il a également indiqué que les discussions étaient intenses sur le pilier 1 du prochain budget pluriannuel de l’UE (les PPNR). Selon lui la structure ne sera pas revue, les Etats membres ayant intégré la nouvelle architecture. Il a également confirmé qu’il n’y avait pas de proposition au Conseil pour un budget dédié à la Cohésion et aux catégories de région.
Le Parlement européen réaffirme qu’il est l’allié des Régions
La journée s’est conclue par l’intervention de deux eurodéputés français, Jean-Marc Germain (S&D), membre de la commission des Budgets et Isabelle Le Callennec (PPE), membre de la commission REGI. Les deux eurodéputés ont évoqué le rapport intérimaire sur le budget en commission des Budgets la semaine passée (voir article Le Parlement européen adopte sa position sur le futur budget européen 2028-2034 | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), qui permettrait de maintenir le budget de la PAC et de la Cohésion tout en finançant les nouvelles priorités. Ils proposent une augmentation de 10% du budget. Cette position doit être confirmée par un vote en plénière la semaine prochaine. Ce rapport sera alors la position de négociation du PE avec le Conseil. Les deux parlementaires ont également rappelé qu’ils étaient les alliés des régions par rapport à la gouvernance et la sacralisation d’un budget pour la cohésion. Isabelle Boudineau est intervenue pour rappeler les risques que l’enveloppe de la cohésion soit une variable d’ajustement et qu’il fallait bien positionner le FSE comme faisant partie intégrante de la politique de cohésion.
Organisé par l’AREPO, l’association européenne des produits d’origine dont la Région Nouvelle-Aquitaine est membre, cet évènement rassemble tous les deux ans des représentants des institutions européennes et régionales, des producteurs, des universitaires et des acteurs clés du secteur agroalimentaire afin de débattre des politiques européennes en matière de qualité.
L'édition 2026, qui a rassemblé plus de 200 participants, a comporté deux temps forts : une conférence intitulée "De la recherche à l'action: orienter les futures politiques de l'UE pour renforcer l'impact territorial des indications géographiques"; suivie d’une dégustation de produits régionaux de qualité provenant des régions membres de l'AREPO.
Lors de la conférence ont notamment été présentées les avancées du projet Horizon Europe GI SMART (voir article L’avenir des indications géographiques agricoles de l’UE en discussion à Bruxelles | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). Avec un budget total s’élevant à 2 554 531,67 €, GI SMART vise à étudier l’état de la recherche sur les impacts des Indications Géographiques (IG) en termes de durabilité, ainsi que leur contribution au développement durable. L’AREPO est partenaire du projet et assure un rôle de diffusion de l’information mais également de mise en lien avec des parties prenantes pour garantir l'utilisation de la recherche scientifique par les producteurs d'IG et les administrations publiques.
Les discussions ont également porté sur l’avenir du secteur des IG, en particulier dans le contexte des négociations sur la PAC post-2027 et du futur plan d’action de l’UE sur les indications géographiques qui devrait être présenté fin 2027 par la Commission européenne. Le chef d’unité de la DG AGRI en charge des IG a précisé que ce plan ne proposerait pas de budget supplémentaire pour les IG mais capitalisera sur les outils existants ou instruments proposés dans le cadre de la programmation post 2027, et identifiera les défis prioritaires tels que: motiver d’autres Etats membres à développer les produits sous IG car ce système est, à l’heure actuelle, plébiscité avant tout par la France, l’Italie et l’Espagne; s’assurer que le système puisse continuer à bien rémunérer les producteurs; ou encore développer des outils de communication pour atteindre plus de consommateurs et sortir de l’image de produit de luxe pour valoriser d’autres aspects. Une consultation sera lancée par la Commission afin que les parties prenantes qui le souhaitent soumettent leurs réflexions et idées.
Lors de la dégustation, plusieurs produits néoaquitains ont été mis à l’honneur grâce à l’AANA :
- Les huitres IGP Marennes Oléron
- Le Miel des Landes (en cours d’agrémentation IGP)
- Le Mothais sur feuille (en cours d’agrémentation AOP)
- Le cidre du Pays basque (en cours d’agrémentation AOP)
- L’AOC Montagne Saint Emilion
L’apiculteur Lénaïc Lecrénais (Les Ruchers du Born) était présent pour faire connaitre et déguster les Miels des Landes, dont l’obtention d’une IGP devrait être officielle d’ici l’été.
AREPO | Association des régions européennes des produits d'origine
GISMART
AANA | Accompagnement des entreprises agroalimentaires
Dans sa vision pour l’agriculture et l’alimentation, publiée en 2025, la Commission européenne reconnaissait le rôle fondamental de l’élevage dans le secteur agricole européen et plus généralement dans la chaîne de valeur alimentaire. Faisant le constat d’un secteur confronté à une multitude de défis, elle a jugé nécessaire de préparer une Stratégie européenne afin de "veiller à ce que le secteur de l’élevage de l'UE soit résilient face aux crises, compétitif à l'échelle mondiale et durable dans toutes ses dimensions, tout en reflétant la diversité territoriale de l’Europe".
Cette future stratégie est annoncée pour début juillet. Dans le cadre de son élaboration, les parties prenantes ont été appelées à se mobiliser lors d’un processus de consultation ouvert entre mars et avril. L’élevage étant un pilier du modèle agricole néo-aquitain (25 000 élevages en Nouvelle-Aquitaine, représentant 39% des exploitations agricoles), la Région a souhaité prendre part à cette consultation.
Le rôle de l’élevage est central en Nouvelle-Aquitaine: économie rurale, maintien des paysages, stockage de carbone, biodiversité fonctionnelle, qualité des sols et souveraineté alimentaire. Les productions sont diversifiées mais en déclin et les filières sont également caractérisées par des exploitations aux revenus relativement faibles, notamment en ovins et bovins viande. Les principaux enjeux sont bien identifiés et partagés avec l’interprofession : adaptation au changement climatique, compétitivité, valorisation des prairies, sanitaire et biosécurité, bien-être animal mais aussi finition des animaux en bovins viande. Pour y répondre, la Région a particulièrement ciblé l’élevage dans les dispositifs d’aide régionaux, notamment avec des fonds européens FEADER (deuxième pilier de la PAC). La Région rappelle ainsi l’importance de maintenir ces aides dans la PAC post 2027.
S’appuyant sur la Mission d’information et d’évaluation (MIE) relative à la politique agricole et alimentaire régionale, la Région fait remonter des préconisations, notamment: reconnaitre davantage les services écosystémiques rendus par l’élevage extensif et herbager (stockage carbone et biodiversité notamment) dans les éco-régimes européens ou futures actions environnementales et climatiques; soutenir la compétitivité et sécuriser les revenus en renforçant des aides couplées animales et l’ICHN; consolider la polyculture-élevage et l’autonomie fourragère; adapter les outils du deuxième pilier de la PAC afin de répondre aux investissements lourds dans les bâtiments d’élevage; soutenir l’hydraulique d’élevage, incluant stockage hivernal, abreuvement, modernisation des réseaux et optimisation des usages; construire une stratégie européenne de santé animale et de sécurité sanitaire; renforcer le soutien à l’installation et à la transmission; assurer équité et réciprocité dans les accords internationaux en introduisant des clauses miroirs pour garantir une concurrence loyale, notamment sur les normes sanitaires, environnementales et de bien-être animal.
Stratégie de l’UE en matière d’élevage
Avis de la Région Nouvelle-Aquitaine
Adoptée en séance plénière, cette nouvelle étape consolide un réseau d’acteurs essentiels à la diffusion des enjeux européens au plus près des territoires.
Un réseau structurant au service des habitants
Implantées sur l’ensemble du territoire régional, les Maisons de l’Europe et les Centres Europe Direct jouent un rôle clé dans l’accès à une information fiable, pédagogique et accessible sur l’Union européenne. Les Centres Europe Direct (CED) sont des structures labellisées et cofinancées par la Commission européenne, chargées de diffuser une information officielle sur l’UE et de répondre directement aux questions des citoyens. Les Maisons de l’Europe, associations ancrées localement, complètent ce dispositif par des actions de sensibilisation, d’animation et de débat, contribuant à faire vivre le projet européen au plus près des territoires.
À travers leurs actions, ils contribuent à sensibiliser les citoyens, en particulier les jeunes et les publics les plus éloignés, aux politiques et aux opportunités européennes.
Le réseau régional s’appuie sur huit structures:
- Le Centre Régional d’Information Jeunesse Nouvelle-Aquitaine (sites de Bordeaux et Poitiers);
- La Maison de l’Europe en Limousin – Europe Direct Limousin;
- La Maison de l’Europe de Lot-et-Garonne – Europe Direct Moyenne-Garonne;
- Pistes Solidaires – Europe Direct Pau Pays de l’Adour;
- Le Centre d’Information Jeunesse d’Angoulême – Europe Direct des Charentes;
- La Maison de l’Europe Bordeaux Aquitaine;
- TERA – Maison de l’Europe de la Charente;
- WIPSEE – Maison de l’Europe des Landes
La nouvelle convention-cadre vient renforcer ce rôle en clarifiant les missions des structures et en affirmant leur complémentarité dans une logique de réseau à l’échelle régionale.
Un cadre renforcé et inscrit dans la durée
Principale évolution: la durée de la convention est désormais portée à cinq ans, en cohérence avec le calendrier de labellisation européen. Cette visibilité accrue permet aux structures de s’inscrire dans une dynamique de projets ambitieuse et de consolider leurs actions dans le temps. Le soutien financier annuel de la Région garantit la continuité des actions engagées et la stabilité du réseau.
Des priorités au cœur des enjeux européens
Pour la période 2026-2030, plusieurs axes structurants guideront les actions menées:
- Renforcer l’information sur l’Union européenne dans les établissements scolaires;
- Aller à la rencontre des publics éloignés, notamment les jeunes;
- Sensibiliser le grand public aux actualités et aux grandes priorités européennes;
- Valoriser le rôle de la Région comme partenaire de l’Union européenne;
- Développer les actions en réseau pour une couverture territoriale optimale.
Ces orientations traduisent une ambition claire: rendre l’Europe plus lisible, plus concrète et plus accessible pour tous.
Une Europe qui se vit au quotidien
À travers ce partenariat renouvelé, la Région Nouvelle-Aquitaine confirme son rôle de trait d’union entre l’Europe et ses citoyens. En s’appuyant sur des structures reconnues pour leur expertise et leur ancrage local, elle contribue à faire vivre l’Europe au quotidien, au plus près des habitants.
L’objectif de ce plan est de tendre vers une énergie abordable et sûre et de réduire la dépendance aux énergies fossiles. En 2025, l’UE a importé pour environ 340 Mrds d’€ de combustibles fossiles et depuis la fermeture du détroit d’Ormuz 24 Mrds d’€ supplémentaires ont été dépensés. La Commission européenne propose ce plan d’action AccelerateEU composé de cinq piliers.
Dans sa communication, la Commission insiste sur la nécessité d’accélérer l’électrification de l’UE et de produire localement une énergie qui soit propre et abordable.
Pilier 1 – Une meilleure coordination européenne
L’UE s’appuie sur son expérience avec le plan REPowerEU où l’action conjointe européenne a été bénéfique pour répondre à la crise. Tout d’abord, la Commission veut renforcer la coordination sur le remplissage des stocks de gaz en avril-mai, mais aussi sur le prélèvement dans les stocks de pétrole des Etats membres, sur la disponibilité du kérosène et du diesel, les mesures nationales d’urgence et l’optimisation des capacités de production des raffineries.
La Commission prévoit une approche coordonnée auprès des fournisseurs de pétrole et de gaz des pays partenaires. Un inventaire des capacités de raffinages existantes en Europe sera réalisé en mai. La production européenne de biocarburants durables est fortement encouragée.
Un observatoire des carburants sera créé le mois prochain afin de dresser un état des lieux de l’approvisionnement en carburants destinés aux transports et des stocks disponibles. La Commission évaluera s’il est nécessaire de réviser les règles européennes sur les stocks stratégiques pour y inclure les carburants d’aviation. Des lignes directrices seront publiées en mai pour clarifier les flexibilités existantes dans le cadre législatif pour l'aviation, notamment en ce qui concerne les règles relatives aux créneaux horaires aéroportuaires, et les obligations de service public, afin de faire face aux conséquences d'éventuelles pénuries de carburant.
Pilier 2 – Protection des consommateurs et de l’industrie face aux chocs de prix
Le plan AccelerateEU rappelle le cadre législatif existant et les stratégies présentées début mars sur l’énergie citoyenne, le nucléaire et l’investissement dans les énergies propres (voir article Publication de trois stratégies européennes sur l’énergie | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). Une liste d’actions concrètes est proposée aux Etats membres, qui pourront les adopter s’ils le souhaitent: des programmes ciblés d'aide au revenu, des chèques-énergie pour le remplacement des chaudières à gaz, la réduction des droits d'accise sur l'électricité pour les ménages vulnérables et les industries grandes consommatrices d'énergie, la réduction de la TVA pour l'installation de pompes à chaleur, de panneaux solaires photovoltaïques et de batteries de petite taille associées, des incitations fiscales pour les véhicules électriques, etc.
La Commission adoptera un cadre temporaire en matière d'aides d'État permettant aux Etats membres de mettre en œuvre des mesures d'urgence temporaires ciblées afin de soutenir certains secteurs économiques très exposés à la hausse des prix.
Pilier 3 – Accélérer l’électrification et la transition vers une énergie propre produite localement
Les Etats membres sont fortement incités à accélérer la transition vers une énergie propre, notamment avec l’accélération de l’électrification et le déploiement des énergies solaires thermiques et géothermiques, des énergies renouvelables, du nucléaire, du biométhane, des biocarburants durables et de l’hydrogène.
A la fin de 2026, la procédure d’octroi des permis doit être réduite à deux ans maximum pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables.
La publication d’un plan d’action spécifique sur l’électrification est prévue dans les semaines à venir.
Une révision ciblée est annoncée sur les critères de production de l’hydrogène renouvelable. La Commission clarifiera davantage les méthodologies applicables aux procédés utilisant à la fois l’hydrogène renouvelable et la biomasse comme matière première, afin de faciliter la production de carburants d’aviation durables (eSAF) et de carburants maritimes durables (eSMF). Une consultation publique sera lancée avant le 30 juin sur un projet de méthodologie pour définir les critères pour l'introduction éventuelle d'approches alternatives visant à reconnaître l'électricité à faible intensité carbone produite par les centrales nucléaires.
Pilier 4 – Renforcer le système énergétique européen
La crise énergétique démontre la nécessité de moderniser et de transformer le système énergétique européen. En décembre, une révision du règlement relatif au réseau transeuropéen d’énergie (RTE-E) et une directive sur l’accélération des procédures d’octroi de permis ont été proposées (voir article Réseaux européens d’énergie – nouveau paquet de mesures | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). La Commission appelle désormais les colégislateurs à conclure les négociations de ces textes au plus vite.
En mai, la Commission adoptera une proposition législative sur les redevances de réseau et la fiscalité. Elle prévoira par exemple des mesures incitatives pour une utilisation optimale et rentable des infrastructures de réseau, et clarifiera le cadre permettant aux autorités de régulation nationales d'appliquer des réductions ciblées des redevances de réseau.
Pilier 5 – Stimuler les investissements
L’Union européenne est déjà mobilisée financièrement sur la transition énergétique avec des fonds comme le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe, le Fonds pour l’innovation, Horizon Europe et la politique de cohésion. Les fonds publics européens et nationaux doivent être des catalyseurs pour les investissements privés.
Enfin, dans son plan d’action la Commission annonce une proposition législative pour juillet afin de moderniser le système d’échange de quotas d’émission (ETS). Cette révision permettra d’augmenter le soutien financier pour la transition énergétique avec l’utilisation des revenus de l’ETS pour la Banque pour la décarbonation avec 100 Mrds d’€ annoncés. La Commission invite également les Etats membres à utiliser les revenus de l’ETS pour financer des mesures ciblées comme l’électrification des transports et du chauffage, la décarbonation industrielle, la hausse des capacités de production d’énergie renouvelable, etc.
La commission Europe de Régions de France (RdF) réunissait ses élus en charge des affaires européennes à Bruxelles le 21 avril pour échanger avec des représentants de haut niveau des institutions européenn
Une délégation régionale, emmenée par Jean-Pierre Raynaud, Vice-président de la Nouvelle-Aquitaine et président de l’Agence de l’Alimentation de Nouvelle-Aquitaine, a participé à ce temps fort bruxellois q
La consultation sur l’élevage, lancée par la Commission européenne, s’est clôturée le 10 avril dernier.
En reconduisant sa convention-cadre avec les Centres Europe Direct et les Maisons de l’Europe pour 2026-2030, la Nouvelle-Aquitaine réaffirme son engagement en faveur de l’information européenne.
L’Union européenne a annoncé son plan "AccelerateEU", le 22 avril comprenant des mesures pour faire face à la crise énergétique actuelle.