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Le 25 juin dernier, des producteurs d’Indications géographiques (IG), des représentants d’autorités nationales et régionales et des chercheurs se sont réunis à Bruxelles pour échanger sur les opportunités et les défis du cadre européen en matière d’IG. Au centre de l’attention de cette conférence: les groupements de producteurs. En effet, la mise en œuvre du nouveau règlement européen relatif aux indications géographiques ouvre un nouveau chapitre pour les groupements de producteurs d’IG à travers l’Europe. 

Cette journée marquait la quatrième réunion de la plateforme multi-acteurs dans le cadre du projet européen GI SMART. Au cours de la matinée, des représentants des ministères de l’Agriculture et de l’Alimentation de plusieurs Etats membres (Allemagne, Espagne, France, Grèce, Italie et Portugal), ont partagé leurs expériences nationales. Le second temps de la journée a été consacré aux échanges avec des représentants de groupements de producteurs, autour de trois tables rondes: la gestion du potentiel de production, la génération de valeur économique grâce à des stratégies collectives, et la protection de cette valeur dans le temps. Au cours des échanges, Stéphane Gabard, représentant l’AOP Bordeaux, est intervenu en soulignant la crise que traverse la viticulture, et en revenant sur différents outils de gestion disponibles en vertu de la réglementation européenne. Les échanges ont mis en avant que la reconnaissance juridique à elle seule ne suffit pas et que les groupements de producteurs doivent être dotés de structures de gouvernance, de ressources et de compétences adéquates leur permettant d’agir collectivement, de créer de la valeur et d’assurer la pérennité à long terme des systèmes d’IG.

La veille de cette conférence, la Région Nouvelle-Aquitaine a accueilli dans ses locaux bruxellois une réunion technique de la Fédération européenne des vins d’origine (EFOW) dont les membres ont échangé sur la mise en œuvre du paquet Vin et les enjeux pour la viticulture dans la future Politique Agricole Commune. 

L’Association des Régions Européennes des Produits d’Origine (AREPO), la Fédération européenne des vins d’origine (EFOW), l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et la branche européenne d’oriGIn (Organisation pour un réseau d’indications géographiques) sont partenaires du projet européen GI SMART visant à renforcer la contribution des indications géographiques au développement territorial intelligent et à la durabilité. Ce projet de quatre ans bénéficie d'un financement du programme de recherche et d'innovation Horizon Europe de l'Union européenne à hauteur de 2 500 000 €. 
 

Acteurs industriels, scientifiques, institutionnels et financiers se sont retrouvés pour échanger sur les perspectives offertes par l’hydrogène naturel, les freins à son développement et les conditions nécessaires à son déploiement en Europe. Engagée dans l’émergence de cet écosystème, la Région Nouvelle-Aquitaine a participé à l’organisation de cette journée aux côtés d’IFP Energies nouvelles (organisme public de recherche, d’innovation et de formation dans les domaines de l’énergie, du transport et de l’environnement) et d’earth2, initiative portée par le Pôle de compétitivité AVENIA réunissant les acteurs des filières du sous-sol.

Contrairement à l’hydrogène vert, produit par électrolyse de l’eau grâce à de l’électricité issue de sources renouvelables, l’hydrogène naturel est une ressource présente naturellement dans le sous-sol. Sa formation résulte de processus géologiques associant l’eau, certaines conditions de pression et de température ainsi que l’interaction avec des roches spécifiques. 

Cette conférence avait ainsi pour objectif d’identifier les principaux leviers nécessaires à la structuration d’une filière européenne de l’hydrogène naturel. Dès l’ouverture, Emmanuel Manceau (IFPEN), Jorgo Chatzimarkakis (Hydrogen Europe) et Christophe Grudler (député européen, Renew) ont rappelé l’opportunité que représente l’hydrogène naturel pour la décarbonation industrielle européenne. Ils ont notamment insisté sur la nécessité de clarifier son statut dans la législation européenne, de faciliter les procédures d’autorisation et de sécuriser les investissements afin de permettre à l’Union européenne de se positionner sur cette filière émergente. De plus, cette journée s’inscrivait dans un contexte particulièrement favorable, marqué par la prochaine révision de la stratégie européenne sur l’hydrogène. Alors que l’hydrogène naturel n’est pas encore intégré au cadre européen en vigueur, cette révision représente une étape clé pour l’émergence de la filière.

Les discussions se sont ensuite concentrées sur l’état des connaissances scientifiques et le potentiel des ressources mondiales, présentés par les chercheurs, Isabelle Moretti et Olivier Sissmann, dans le cadre du programme de recherche IEA Task 49. Les régions de Nouvelle-Aquitaine et de Pomorskie ont également partagé leurs démarches visant à soutenir l’exploration et l’émergence de projets sur leurs territoires.

Une table ronde réunissant plusieurs acteurs pionniers du secteur (Storengy, Terrensis, Mantle8, FDE et Font Corporation) a permis de mettre en perspective les projets en cours en France, en Allemagne et en Espagne. Les intervenants ont souligné l’importance de transformer le potentiel identifié en projets industriels viables et de renforcer la connaissance des ressources pour favoriser l’arrivée de nouveaux investissements.

Les discussions ont également porté sur l’évolution des cadres réglementaires et financiers. Le ministère français en charge de l’énergie (DGEC) a présenté les enjeux liés à l’intégration de l’hydrogène naturel dans le code minier français, tandis que la Commission européenne (DG GROW) a rappelé l’importance d’adapter les réglementations européennes afin de faciliter l’exploration et d’apporter davantage de visibilité aux investisseurs. Enfin, plusieurs représentants des institutions financières (Point de contact du Fonds pour l’innovation, Bpifrance, Breakthrough Energy et Calderion) ont échangé sur les mécanismes nécessaires pour accompagner les projets, depuis les premières phases d’exploration jusqu’aux premières réalisations commerciales.

Cette journée fut l’occasion de structurer un espace de dialogue entre les différents acteurs européens et de mettre en évidence l’intérêt croissant porté à cette ressource. 

Présentation de l’Initiative earth2 par AVENIA

Site de l’IFPEN

Feuille de route Hydrogène de la Région Nouvelle-Aquitaine 
 

Comme annoncé dans sa vision pour l'agriculture et l'alimentation en 2025 (voir article La Commission européenne propose une "vision pour l’agriculture et l’alimentation" | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), la Commission européenne a publié le 7 juillet dernier la stratégie de l’UE en faveur de l’élevage. Cette stratégie propose un certain nombre d’outils qui seront mis à disposition des Etats membres pour renforcer la compétitivité et la résilience du secteur. 

Au niveau européen, l’élevage représente environ 40 % de la valeur ajoutée agricole et génère 400 Mrds d’€ de chiffre d'affaires annuel. La Commission européenne souligne en particulier le fort impact social et territorial du secteur, chiffrant à environ 4 millions le nombre d'exploitations réparties dans toute l'Europe. Pour la Commission, le secteur fournit des protéines de haute qualité et met en valeur l'excellence européenne dans le monde entier, avec certaines des normes environnementales, de sécurité et de qualité les plus élevées au monde. Néanmoins, l'élevage est confronté à des défis croissants sur lesquels revient la stratégie: faible rentabilité et augmentation des coûts, évolution des conditions du marché, épidémies récurrentes de maladies animales et émergence de nouvelles maladies, nouvelles attentes de la société et enfin défis environnementaux.

Face à ces constats, la stratégie identifie cinq priorités au sein desquelles elle propose des outils: 

  1. Un secteur de l'élevage résilient préparé à la crise. Il s’agit ici de réduire l'exposition aux risques et de répondre rapidement en cas de crise. Pour cela, la Commission propose de renforcer les outils de gestion des risques et d’explorer, avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI), un nouveau régime d'assurance et de réassurance face aux risques climatiques. La Commission propose également d’appuyer les États membres afin de renforcer la prévention, la détection et l'action précoce contre les maladies animales. Elle prévoit ainsi une révision des règles européennes relatives aux maladies animales ainsi que d'encourager davantage le recours à la vaccination préventive. Le développement de systèmes d’alerte précoce et d’outils numériques sera encouragé, ainsi que le soutien à la recherche, l’innovation et le partage des bonnes pratiques.
  2. Un secteur de l'élevage compétitif - dans l'UE et dans le monde. La Commission envisage la création d’un instrument financier spécifique afin de réduire le déficit d’investissement nécessaire à la transition vers des systèmes plus durables et d’améliorer le bien-être animal. Elle étudiera également avec la BEI la possibilité d’accorder un accès préférentiel aux prêts pour les agriculteurs engagés dans une transition vers des systèmes d’élevage sans cages. Les possibilités de soutien aux procédures d'autorisation, à la circularité, à la bioéconomie et à la valorisation de la biomasse seront également renforcées. 
    La question de la réciprocité internationale est également un point important de la stratégie: la Commission s’engage à s'efforcer d'harmoniser davantage les normes de production, en particulier en matière de bien-être animal, conformément aux obligations de l'Organisation mondiale du commerce. Les efforts visant à promouvoir de nouveaux débouchés commerciaux grâce à la diplomatie agroalimentaire seront également renforcés.
  3. Un secteur de l'élevage durable. Compte tenu de la diversité de l'élevage dans les régions, la stratégie met l’accent sur une approche sur mesure pour relever les défis en matière de durabilité. Elle propose des mesures visant à améliorer le bien-être animal au moyen de révisions ciblées pour les poules pondeuses, les poulets de chair et les porcs, qui seront accompagnées de périodes de transition et d'un soutien financier. En outre, la stratégie annonce que l'UE élaborera des méthodes harmonisées pour calculer les émissions du bétail au niveau des exploitations, les pratiques d'atténuation du changement climatique, la gestion des nutriments et la circulation durable des ressources. Une plateforme européenne dédiée sera créée d’ici 2027. En septembre 2026, la Commission lancera également un processus visant à identifier les bonnes pratiques et les possibilités de simplification dans la mise en œuvre de la directive "Nitrates", et publiera d’ici la fin de l’année un rapport évaluant la robustesse des règles issues des directives européennes "Oiseaux" et "Habitats".
  4. Un secteur de l'élevage adapté à toutes les exploitations et régions. Le lien entre l'élevage et les territoires est considéré comme essentiel. La Commission annonce une collaboration avec les États membres pour l’élaboration de plans visant à ramener une production animale durable dans les régions vulnérables, "en particulier celles exposées au risque d'abandon", avec le soutien d'un observatoire des terres et des politiques démographiques de l'UE. La stratégie annonce également une feuille de route pour les abattoirs mobiles et/ou de faible capacité, afin de favoriser leur maintien ou leur développement dans les zones rurales.
  5. Excellence dans la production animale. La Commission souhaite renforcer la valorisation des normes européennes plus élevées, la durabilité et des caractéristiques de production spécifiques. En outre, elle promouvra les produits d'élevage durables de l'UE au moyen de politiques de promotion spécifiques, et en continuant à soutenir les indications géographiques, ainsi que la production biologique.

La stratégie en faveur de l'élevage est assortie d'un plan d'action pour les protéines, qui vise à accroître l'offre et l'utilisation de protéines cultivées dans l'UE. En 2025, seuls 25 % des protéines provenant des oléagineux et des protéagineux provenaient de l'UE. Le plan vise à porter cette part à 35 % d'ici à 2035. La Commission soutiendra la production européenne de protéagineux et améliorera la compétitivité des protéines cultivées dans l'UE. 

La Région Nouvelle-Aquitaine restera attentive à la mise en œuvre et au déploiement des outils proposés, en particulier dans la PAC post 2027. La Région Nouvelle-Aquitaine avait participé en avril dernier à la consultation ouverte au niveau européen sur la stratégie et y soulignait notamment l’importance d’apporter des réponses adaptées à la diversité des territoires, ce qui a été fait (voir article La Nouvelle-Aquitaine participe à la consultation européenne sur l’avenir de l’élevage | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). 
 

HORIZON EUROPE

Le programme de travail 2026 & 2027 d’Horizon Europe a été publié, ainsi que les appels à projets 2026. Vous trouverez l’intégralité des appels à projets Horizon Europe sur le portail Funding & Tenders.

Pour davantage d’informations, vous pouvez contacter le bureau de Bruxelles de la Région Nouvelle-Aquitaine à l’adresse suivante: bureau-bruxelles@nouvelle-aquitaine.fr
 

HORIZON EUROPE

Le programme de travail 2026 & 2027 d’Horizon Europe a été publié, ainsi que les appels à projets 2026. Vous trouverez l’intégralité des appels à projets Horizon Europe sur le portail Funding & Tenders.

Pour davantage d’informations, vous pouvez contacter le bureau de Bruxelles de la Région Nouvelle-Aquitaine à l’adresse suivante: bureau-bruxelles@nouvelle-aquitaine.fr
 

PROGRAMME EUROPE NUMERIQUE
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