Recherche

16478 résultats correspondent à votre recherche.

La France compte 52 Centres Europe labellisés pour la période 2026-2030. En Nouvelle-Aquitaine, les 6 mêmes centres ont été labellisés :

  • EUROPE DIRECT des Charentes à Angoulême (16) ;
  • EUROPE DIRECT Poitiers Vienne / Deux-Sèvres à Poitiers (86) ;
  • EUROPE DIRECT du Limousin à Limoges (87) ;
  • EUROPE DIRECT Bordeaux Gironde à Bordeaux (33) ;
  • EUROPE DIRECT Moyenne Garonne à Agen (47) ;
  • EUROPE DIRECT Pau, Pays de l’Adour à Pau (64).

Les EUROPE DIRECT sont labellisés par la Commission européenne et hébergés par des structures actives dans le domaine de l'information grand public (collectivités territoriales, associations,...).
Au niveau local, ils sont les intermédiaires entre les institutions européennes et les citoyens et permettent la diffusion d'informations sur les politiques menées par l’Union européenne tout en encourageant activement le débat local, ils offrent un service d'information gratuit et sont à même de donner des conseils et de répondre à des questions sur l'Union européenne, son fonctionnement, ses actions ainsi que ces financements.

Les ED proposent également tout au long de l'année des interventions dans les classes sur les sujets touchant à l'Europe (citoyenneté européenne, mobilité...). Ils peuvent transmettre de la documentation et prêter des expositions sur différentes thématiques européennes en fonction des attentes et besoins des établissements.

Retrouvez les 6 CED intervenants en Nouvelle-Aquitaine :

EUROPE DIRECT Bordeaux-Gironde

Contact
Facebook : https://www.facebook.com/EuropeDirectBordeaux
Instagram : www.instagram.com/infojeunesnouvelleaquitaine
Site internet : http://www.jeuneabordeaux.fr/


EUROPE DIRECT des Charentes

Contact
Facebook : https://www.facebook.com/EuropeDirectCharentes
Twitter : https://twitter.com/CijDirect
Instagram : https://www.instagram.com/europe_direct_des_charentes/
Site Internet : http://www.europe-direct-charentes.eu/

EUROPE DIRECT Limousin

Contact
Facebook : https://www.facebook.com/EuropeLimousin
Twitter : https://twitter.com/EuropeLimousin
Instagram : https://www.instagram.com/europe_limousin
Site internet : https://europe-limousin.eu/


EUROPE DIRECT Moyenne Garonne

Contact
Facebook : https://www.facebook.com/MaisonEurope47CIED
Twitter : https://twitter.com/EuropeLotetGaro
Instagram : https://www.instagram.com/maisondeleurope47_cied/
Site Internet : https://www.maisoneurope47.eu/


EUROPE DIRECT Pau / Pays de l’Adour

Contact
Site internet https://www.europe-direct-ppa.fr
Facebook https://www.facebook.com/EuropeDirectPauPaysDeLAdour
Twitter https://twitter.com/PauEuropeDirect
Instagram : @europe_on_insta
TikTok : @europe_on_tiktok


EUROPE DIRECT Poitiers Vienne / Deux-Sèvres

Contact
Instagram : https://www.instagram.com/infojeunesnouvelleaquitaine/
Sites internet : https://www.infojeunes-na.fr/articles/europe-direct-poitiers-vienne-deux-sevres
Facebook : https://www.facebook.com/leuropeenvienne


Page Facebook Europe Direct Nouvelle-Aquitaine :  
https://www.facebook.com/EuropeDirectNouvelleAquitaine


En savoir plus sur les centres Europe Direct

L'innovation et la compétitivité

La Région Nouvelle-Aquitaine a été conviée dans l’Alliance sur l’eau par sa partenaire de longue date, la Région italienne d’Emilie-Romagne, qui pilote le réseau et l’a créé après avoir tiré les enseignements d’inondations qui l’ont particulièrement touchée en 2023 et 2024.

Ce réseau rassemble également une quinzaine de régions, aussi bien de France (Occitanie), de Belgique (Flandre), d’Espagne (Pays basque, Murcia, Andalousie, Catalogne, Valence, et Baléares), et de Grèce (Macédoine et Thrace), que d’Allemagne (Hesse), d’Autriche (Carinthie, Haute-Autriche et Styrie), de Pologne (Wielkopolska) et de République tchèque (Moravie du Sud). 

Le réseau vise à la fois à porter un message politique, qui s’est manifesté par la présence de nombreux élus préoccupés par ces enjeux; mais aussi à apporter aux institutions européennes le diagnostic des autorités locales. La politique de l’eau s’appuie essentiellement sur la mise en œuvre de la directive cadre sur l’eau, mais sa gestion, son coût, sa gouvernance peuvent être organisés différemment d’un pays à l’autre. 
L’Alliance va se concentrer sur cinq thématiques essentielles:

  • La restauration et la protection du cycle de l’eau, avec une vigilance particulière sur la simplification de la législation européenne ;
    L’économie du secteur, avec un accent sur la recherche et l’innovation;
  • La gouvernance; 
  • L’appui au financement et aux investissements en faveur de la qualité de l’eau; 
  • La sécurité et la prévention des risques majeurs.

L’Alliance devrait ainsi permettre de dégager un socle de solutions communes, de partenariats possibles et de valoriser au niveau européen le rôle des Régions dans la prévention des difficultés climatiques, dans l’appui à la prise de conscience de ces enjeux par les populations de leurs territoires, aussi bien que dans l’amélioration de l’eau, dans toutes ses composantes.

Communiqué de presse de la Région Emilie-Romagne  
 

Dans le cadre de ses "programmes scientifiques de grande ambition régionale" (PSGAR), le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine soutient CORALi, un programme de recherche pluridisciplinaire (géosciences, sciences de l’environnement, sciences humaines et sociales, etc.). Ce programme a pour objectif d’apporter des connaissances nécessaires à une meilleure prévision des changements et évolutions des littoraux, ainsi qu’à une meilleure anticipation des adaptations sociétales nécessaires face aux risques naturels d’érosion et de submersion. Le littoral néo-aquitain présente une grande diversité de milieux: plages sableuses, falaises, zones humides, estuaire, etc., qui constituent autant d’enjeux face au changement climatique.

Piloté par l’Université de Bordeaux, le programme CORALi a été lancé le 30 avril 2024. Cette communauté regroupe le BRGM – Bureau de recherches géologiques et minières (également coordinateur du programme national de recherche PEPR Risques et partenaire de la Région dans le cadre d’une convention recherche sur les risques littoraux), ainsi que plusieurs universités et organismes de recherche de Nouvelle-Aquitaine. Après presque deux ans de travaux, cet atelier bruxellois a constitué une opportunité de discuter avec des chercheurs et chercheuses d’autres pays européens: Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni et Espagne, de favoriser les échanges de connaissances et de partager de premiers résultats. L’intervention de Françoise Jeanson, Vice-présidente de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de l'enseignement supérieur et de la recherche, a permis d’apporter un éclairage politique à l’évènement et a rappelé les besoins de coopération entre chercheurs et décideurs afin que les travaux de recherche puissent alimenter la prise de décision, quel que soit le niveau de gouvernance, et la mise en place de mesures opérationnelles.

Ces premières réflexions ont soulevé la nécessité de renforcer les approches de modélisation, d’observations à long terme, la généralisation d’outils d’aide à la gestion et à la décision, l’interdisciplinarité, et plus généralement de définir une stratégie intégrée, aussi bien pour la recherche que pour la gestion opérationnelle. Elles s’inscrivent dans un contexte européen favorable puisque la Commission doit publier, courant 2026, une stratégie en faveur des communautés côtières et un cadre intégré sur la gestion des risques et la résilience climatique (voir article Résilience au changement climatique: réponse de la Nouvelle-Aquitaine à la consultation européenne | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)).

Article sur le lancement du PSGAR CORALi
 

Ouverte par Charline Claveau, Vice-présidente de la Région en charge de la Culture, des Langues et cultures régionales, du Patrimoine et de la Francophonie, Jean-Michel Arrivé, Directeur de la coopération du Conseil régional, et Stéphane Segreto-Aguilar, Directeur du Relais Culture Europe, cette journée a réuni près de 70 personnes intéressées par les opportunités proposées par les programmes européens dédiés à la culture et à la créativité, et par les outils d’accompagnement existants en France et en Nouvelle-Aquitaine. 

Une table-ronde organisée dans la matinée a permis d’approfondir le fil conducteur de la journée, à savoir les lieux culturels en milieu rural et les métiers d’art. Dans ces deux secteurs, les organismes culturels et créatifs se mobilisent pour créer de la valeur sociale, citoyenne, économique et environnementale à partir des ressources du territoire. Plusieurs structures lauréates de projets financés par Europe créative, Interreg ou LEADER, ont ainsi pu partager leurs expériences. Même si le temps nécessaire à leur gestion n’est pas à sous-estimer, les projets de coopération culturelle ont constitué pour ces structures-témoins un levier pour expérimenter, une opportunité de formation, un atout d’attractivité, ou encore une occasion de renforcer la pluridisciplinarité d’un lieu culturel. 

Pendant l’après-midi, le Relais Culture Europe a animé deux ateliers parallèles autour des deux grandes priorités des appels à projets actuellement ouverts: la coopération entre les acteurs culturels et créatifs à l’échelle européenne, et la circulation des œuvres et des artistes.

Europe créative est un programme géré par la Commission européenne pour la période 2021-2027. Les appels à projets pour la coopération culturelle ont ouvert le 5 mars dernier et clôtureront le 5 mai 2026. Ils visent à soutenir environ 150 projets répondant aux critères définis dans l’appel. Des demandes de bourses à la mobilité individuelle "Culture moves Europe" peuvent aussi être déposées d’ici le 30 avril 2026. 

Le "Relais Culture Europe" a pour mission d’accompagner les acteurs culturels et créatifs français dans le développement de leurs projets européens. 

D’autres appels sont attendus pour 2027. A partir de 2028, les actions d’Europe créative devraient être intégrées dans un nouveau programme appelé AgoraEU.

Relais Culture Europe 

Programme Europe créative 

Appel à projets d’Europe créative 
 

Le Partenariat public-privé européen sur l’hydrogène propre a lancé en 2025 sa facilité hydrogène, c’est-à-dire son programme d’assistance au développement de projets (project development assistance ou PDA). La Région a candidaté en juillet et a été sélectionnée en octobre pour recevoir un accompagnement par des consultants, mis à disposition par le Partenariat. Au total, 15 vallées ont été soutenues et le Partenariat sur l’hydrogène propre ambitionne d’assister 50 projets sur trois ans. Un nouvel appel à manifestation d’intérêt devrait ouvrir dans les semaines à venir pour la deuxième salve.

Le programme propose une assistance pour les projets qui ont une maturité plus avancée, intitulée PDA +, et une assistance pour les projets qui débutent leur vallée hydrogène, intitulée PDA light et dont la Nouvelle-Aquitaine a bénéficié. L’objectif des vallées est de fédérer les projets individuels existants sur une zone géographique définie dans une dynamique régionale afin de permettre de connecter les projets entre eux.

Le projet de vallée hydrogène HyNA rassemble des acteurs couvrant toute la chaîne de valeur, de la production par électrolyse ou hydrogène naturel, en passant par des gazoducs d’hydrogène, jusqu’aux stations d’approvisionnement en hydrogène et pour des applications dans les secteurs de l’aviation (e-SAF) et du maritime notamment. Les porteurs de projets régionaux se sont largement mobilisés pour participer dans la vallée HyNA et suivre l’accompagnement du PDA light.

En amont de l’assistance par les consultants, la Région a convenu des aspects à traiter pour que celle-ci soit adaptée aux caractéristiques de la vallée HyNA. Un rapport détaillé a été présenté au consortium lors de la réunion finale.

Lors d’une réunion organisée par le réseau ERRIN et le partenariat interrégional sur les vallées de l’hydrogène, la Nouvelle-Aquitaine a présenté son retour d’expérience sur cet accompagnement. Ce moment a permis de valoriser le projet de vallée auprès des autres régions membres du réseau et du partenariat, mais aussi auprès du secrétariat du Partenariat public-privé sur l’hydrogène propre. Celui-ci est en charge des appels à projets sur l’hydrogène dans le cadre du programme Horizon Europe et notamment de l’appel sur les vallées de l’hydrogène.  

Le programme d’assistance au développement de projets

Le Partenariat sur l’hydrogène propre 
 

Le "28ème régime" présenté par la Commission répond à plusieurs priorités fixées par Ursula von der Leyen à son début de mandat, à savoir réduire la fragmentation au sein du marché intérieur, stimuler la compétitivité de l’UE et répondre aux besoins des entreprises innovantes. Début 2025, la Commission pointait du doigt une problématique: les entreprises qui souhaitent s’inscrire et développer leurs activités dans un cadre européen, doivent en réalité adopter 27 régimes juridiques différents (un par Etat-membre), ce qui constitue un frein au marché intérieur. Ce 28ème régime serait ainsi un dispositif juridique européen qui viendrait s’ajouter aux 27 systèmes juridiques nationaux existants, sans les remplacer.

Plus concrètement, la Commission propose la création d’une nouvelle forme de société baptisée EU Inc.: un cadre d’entreprise européen numérique et facultatif qui faciliterait la création, l’exploitation et la croissance des entreprises de l’UE. Avec comme objectif principal de conserver les entreprises innovantes sur le sol européen, EU Inc. permettrait notamment: 

  • Un enregistrement plus rapide dans les 48h et pour moins de 100€, sans exigence de capital social minimal.
  • Des procédures simplifiées, grâce à une interface numérique reliant les registres nationaux entre eux.
  • Un plein accès au marché unique, permettant aux entreprises de l’EU Inc. de choisir librement dans quel Etat membre elles s’intègrent.
  • Des meilleurs moyens et conditions pour attirer les investissements et les talents, renforçant leur attractivité et la simplification administrative des démarches.
  • De fortes garanties contre les abus: le cadre juridique n’a pas vocation à modifier les lois nationales sur l’emploi et les lois sociales. Les garanties applicables dans le pays d’enregistrement choisi, s’appliqueront intégralement à la société EU Inc. En parallèle, les Etats-membres sont invités à identifier dans leur pays un tribunal spécialisé, habilité à traiter les litiges relevant du cadre juridique de l’EU Inc.

Pour le contexte, le rapport Draghi de 2024 sur l’avenir de la compétitivité européenne avait inspiré la boussole pour la compétitivité présentée par la Commission en janvier 2025: l’objectif de cette feuille de route étant de restaurer le dynamisme de l’Europe et de stimuler sa croissance. EU Inc. s’inscrit ainsi dans le cadre de cette boussole. Dans cette logique, le 20 janvier 2026, le Parlement européen a publié un rapport d’initiative législative, pressant la Commission européenne de présenter une proposition de texte. Le Parlement demandait notamment à la Commission de préserver les droits des travailleurs, de favoriser la participation des salariés et de respecter les normes sociales en vigueur.

A présent, le Conseil de l’UE et le Parlement européen doivent négocier cette proposition de texte, dont la version finale ne devrait pas rentrer en vigueur avant 2027.

Enfin, la Commission a publié, en parallèle, un document non-contraignant (recommandation) proposant une définition de ce que sont une "entreprise innovante", une "start-up innovante" et "une entreprise en expansion innovante". Cette catégorisation, qui s’appuie essentiellement sur la part du budget de l’entreprise consacrée à la R&D, ne modifie en rien les catégories européennes liées à la taille des entreprises (PME, petites ETI). Elle constitue un outil de suivi des politiques d’innovation (entre Etats membres, à l’intérieur des Etats membres, par la Banque européenne d’investissement, etc.) et à faciliter leur alignement.

La proposition de règlement de la Commission sur "EU Inc."

Recommandation sur la définition des entreprises innovantes 

C’est en présence du Commissaire européen en charge du budget, Piotr Serafin, que l’avis porté par la Finlandaise Sari Rautio — conseillère communale de Hämeenlinna et présidente du groupe du Parti populaire européen (droite) au Comité — a été présenté, discuté et adopté.

La version finale de l’avis a été alimentée par huit amendements déposés par Isabelle Boudineau au nom de la coalition des Régions pour la cohésion (EURegions4cohesion). Ceux-ci ont été soutenus de manière transpartisane par divers élus locaux et régionaux, allant du Président de la Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, au président de la Galice, en passant par le Vice-président d’Émilie-Romagne, Alessio Mammi. Ces amendements ont permis de s’assurer que l’avis propose des allocations spécifiques à toutes les catégories de régions, et pas uniquement aux moins développées.

En termes de volumes, l’avis s’aligne sur la demande préliminaire du Parlement européen (encore non entérinée) visant à augmenter le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) de l’UE —hors remboursement de l’emprunt lié au plan de relance (NGEU)— à hauteur de 1,27 % du revenu national brut (RNB) de l’UE, soit 1 763 Mrds d’€ en prix constants de 2025. À défaut, la proposition de la Commission européenne (CE) équivaudrait, en valeur réelle, à un montant à peine supérieur à celui du budget actuel. Pour financer ce budget, le CdR soutient la volonté de la CE de trouver de nouvelles ressources propres pour l’Union.

Concernant les lignes budgétaires, l’avis amende la proposition de règlement du Conseil fixant le futur CFP afin de diviser la ligne dédiée aux "plans de partenariat nationaux et régionaux" (PPNR). Il est ainsi demandé qu’un budget spécifique soit consacré sur l’ensemble de la période à la politique de cohésion, au même titre que la PAC et la pêche.

Les membres du CdR demandent de hisser le principe consistant à "ne pas nuire à la cohésion" au rang de principe horizontal valable pour tous les fonds et programmes. Ils proposent d’appliquer systématiquement l’analyse d’impact territorial (AIT), y compris le "test rural".

Sur le rôle des régions, le CdR pousse la logique du "Regional check" proposée récemment par la présidente de la Commission. L'objectif est de garantir la participation pleine et entière des collectivités locales et régionales à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des PPNR.

Cet avis était aussi l’occasion de réaffirmer certains principes fondamentaux. Pour que l’Union soit prospère et que le marché intérieur se renforce, la cohésion doit englober l’ensemble des régions. Il est également rappelé qu’elle constitue une source majeure de financement pour la recherche et l’innovation afin de développer de solides écosystèmes régionaux. Le renforcement de l’approche fondée sur les résultats est soutenu (via l'avis d'Isabelle Boudineau), tout comme les propositions de simplification.

Cette position adoptée sur le futur CFP ne constitue que l'un des 19 avis attendus. Restent entre autres, les avis sur le règlement concernant spécifiquement les PPNR, ou encore celui sur le FEDER/Interreg. Une mise en cohérence sera nécessaire, alors que le travail d’influence auprès des deux colégislateurs — le Parlement européen et le Conseil — a déjà commencé. 

Entretemps, le Parlement européen prévoit d’adopter ses positions sur les programmes en novembre, mais sa position générale sur le CFP dès fin avril plutôt que mai, afin de peser sur les premiers accords sur les chiffres au Conseil. Cependant, du côté des chefs d’Etats et de gouvernements, l’actualité géopolitique remplit leurs réunions. Ils tardent ainsi à avancer sur le sujet budgétaire. 

Voir l’avis adopté
 

La Présidence chypriote, qui anime les débats au Conseil, a proposé aux ministres de présenter leur conception des mécanismes de gouvernance afin de préserver la rapidité, l'efficience, la transparence et la responsabilité du futur budget européen, tout en évitant toute charge administrative supplémentaire inutile.  

Les réponses devaient prendre en compte la proposition de la Présidente von de Leyen de novembre 2025, de créer un "Steering mechanism" - "mécanisme de pilotage". Ce dernier doit permettre, selon la Commission européenne, de transcrire les décisions politiques en priorités budgétaires. Le but était également de répondre aux préoccupations du Parlement européen (PE) et du Conseil qui s’inquiétaient d’une trop grande flexibilité budgétaire et d’un risque de concentration de la décision par la CE. L’idée du mécanisme est que la CE propose un "rapport stratégique intégré", qui pourrait être amendé en codécision par les Etats et le PE. Sur base de cette accord politique, la CE proposerait un budget pour l’année suivante avec les priorités d’interventions budgétaires. 

Sur le mécanisme, le consensus entre les Etats penche vers une exigence de contrôle accru par eux-mêmes via le Conseil.  En effet, plusieurs Etats se sont exprimés pour avoir un contrôle renforcé (France, Allemagne, Pays-Bas, Suède et Danemark) et ont exigé que le Conseil garde un rôle stratégique et décisionnel sur le pilotage budgétaire. D’autres Etats ont fait part de leurs craintes que le mécanisme pourrait créer une lourdeur administrative supplémentaire (Portugal, Autriche, Luxembourg, Malte). La Hongrie rejette le mécanisme, tandis que l'Italie s'oppose à toute centralisation excessive par la CE.

Concernant l’impact du mécanisme sur les plans de partenariats nationaux et régionaux (PPNR), une ligne rouge est tracée par un groupe d'Etats: Lettonie, Lituanie, Croatie, Roumanie, Bulgarie, Tchéquie, et Slovaquie. Pour eux, le mécanisme de pilotage ne doit en aucun cas impacter les PPNR par souci de prévisibilité des actions à long-terme notamment pour la PAC et la politique de cohésion. Des pays comme la France, l’Allemagne, l’Espagne ou la Pologne en ont profité pour évoquer la nécessité de clarifier la possibilité de respecter le système de gouvernance national des PPNR, dont le rôle des Régions. Toutefois, tous semblent d’accord pour que les Etats gardent un rôle clé dans le choix des priorités de leurs plans. 

Le consensus sur un rôle accru des Etats dans la gouvernance budgétaire se retrouve davantage sur le deuxième pilier, concernant le Fonds européen des compétitivité (FEC) et Horizon. Presque tous s’accordent pour qu’il y ait une meilleure synergie entre les deux fonds. La France suggère la création d'un "Comité stratégique de haut niveau" pour le FEC. L'Irlande et la Lituanie soutiennent un alignement plus fort entre le FEC et Horizon pour renforcer l'efficacité des investissements. L’Espagne, signataire d’un document avec huit autres pays, est en faveur de critères de performance et d’impact clairs. 

Enfin, certains Etats en ont profité pour rappeler leurs positions sur le volume budgétaire. Les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, la Belgique et le Danemark jugent le volume budgétaire proposé inacceptable ou déraisonnable. La France, avec le soutien de l’Espagne, de la Grèce et du Portugal, pousse pour que de nouvelles ressources propres soient adoptées afin de pouvoir répondre aux nouveaux défis.  

Les débats entre les Etats continuent d’avancer, mais la priorité donnée à la prise de position face à l’actualité géopolitique retarde les discussions. 

Suivre les débats en ligne