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- Mesures d'information pour la politique européenne de cohésion pour 2025 – Dépôt des candidatures jusqu’au 15 janvier 2026 à 17h00 (réf. IMREG-2025-INFOME, ouvert le 15 octobre 2025).
- Mesures d'information pour la politique européenne de cohésion pour 2025 – Dépôt des candidatures jusqu’au 15 janvier 2026 à 17h00 (réf. IMREG-2025-INFOME, ouvert le 15 octobre 2025).
Dans son discours d’ouverture, Jean-Luc Armand, Conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine, a souligné l'envergure européenne des projets évoqués, notamment le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), désormais appelé Ligne Nouvelle du Sud-Ouest, ainsi que l’engagement constant de la Région à ce sujet. Selon lui, la résilience est un impératif stratégique, seul à même de garantir des mobilités fiables, sûres, décarbonées et durables.
Le Coordonnateur européen du Corridor Atlantique, François Bausch, a mis l’accent sur le fait que les infrastructures devaient être construites pour plusieurs générations et donc tenir compte de l’impact du changement climatique, qui s’intensifiera. Dans le cadre des futurs investissements, il juge essentiel de partager une expertise collective sur la résilience.
De nombreuses prises de parole se sont ensuite succédées. La DG CLIMA de la Commission européenne a présenté le futur cadre d’adaptation au changement climatique de l’UE. Une consultation publique est d’ailleurs ouverte (voir la rubrique Consultations publiques). La Banque européenne d’investissement (BEI) a détaillé ses dispositifs de soutien consultatif et financier.
Guy Kauffmann, Directeur général de la Société du GPSO, qui est le bras financier des collectivités territoriales de la future ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse-Dax, a insisté sur les principaux risques pour cette infrastructure: températures extrêmes; inondations, élévation du niveau de la mer et tempêtes; feux de forêts; et mouvements du sol (argile). Sur la base d’études et de cartes, l’objectif est donc de trouver la meilleure conception de l’infrastructure afin d’y faire face. Des mesures concernant les sols, la végétation, la plateforme sont ainsi intégrées dans la construction pour une meilleure protection contre la sécheresse, les glissements de terrain et les inondations.
Des exemples européens ont également été mis en avant: une étude espagnole sur la résilience des ponts routiers face aux inondations, la protection des infrastructures ferroviaires sur la côte irlandaise, ou encore le plan de résilience des aéroports de Milan.
Cet événement s’inscrivait dans un cadre similaire à celui organisé en décembre 2024 à Bordeaux, sur les circulations ferroviaires entre la France, l’Espagne et le Portugal (voir article Une journée à Bordeaux sur les circulations ferroviaires entre la France, l’Espagne et le Portugal | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)).
Quant aux visites techniques, elles étaient consacrées: d’une part, à la gare de Toulouse Matabiau, avec l’intégration des incidents climatiques dans la gestion du trafic, du côté circulation des voyageurs comme du côté réseau ferroviaire; d’autre part, à Météo France, avec les outils développés pour anticiper les événements climatiques, et VigiCrues, le service d’information sur les risques d’inondation pour les principaux fleuves français.
Une autre visite était dédiée aux Aménagements ferroviaires au Nord de Toulouse (AFNT), qui font partie intégrante du projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. Ces travaux sont la première pierre concrète du GPSO. Le 3 décembre à Toulouse, se réunissaient également les instances de gouvernance du projet, en présence d’Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, et Président de la Société du GPSO.
Le renforcement des partenariats transatlantiques en faveur de la résilience des régions côtières était le sujet au cœur d’un échange de vues accueilli par l’eurodéputé Paulo Do Nascimento Cabral, Vice-président de l’intergroupe Searica (PPE, Portugal). Il s’agissait notamment de présenter les principaux résultats d’un projet pilote mené dans ce domaine, financé par le Parlement européen et coordonné par la CRPM.
En deux ans et avec un budget de près de 800 000€, le projet aura par exemple permis d’organiser trois ateliers trans-sectoriels et transatlantiques en ligne; la rédaction d’une analyse et d’une feuille de route de la coopération transatlantique; trois formations à destination des Régions, PME, clusters et universités; et deux visites d’étude à Québec et au Pays de Galles, rassemblant de 70 à 80 participants. En termes de résultats, le projet a mis en relation plus de 120 acteurs dans le secteur de l’économie bleue durable, a débouché sur la signature d’une déclaration d’intention afin d’intensifier les contacts après le projet et de développer de nouvelles coopérations.
Introduisant les échanges, Paulo Do Nascimento Cabral a souligné le potentiel d’une coopération transatlantique en matière d’économie bleue (transport maritime durable, décarbonation des ports, énergies marines renouvelables, aquaculture, etc.) dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et commerciales, en particulier avec les Etats-Unis. L’Atlantique est selon lui un atout essentiel de l’UE, pour le développement socioéconomique des régions côtières mais aussi dans le champ de la sécurité et de la défense. Dans cette perspective, il a appuyé la nécessité d’une nouvelle stratégie globale pour l’Atlantique.
Mathieu Bergé est quant à lui intervenu au titre de son rôle de Président de l’association Aquitania Port Links (réseau des quatre ports de commerce de Nouvelle-Aquitaine). Il a illustré les apports concrets du projet en tirant quatre conclusions:
- La taille ne compte pas: des ports de différentes échelles peuvent coopérer (Québec, Nouvelle-Aquitaine, Pays de Galles) et jouer un rôle décisif;
- Les communautés locales sont essentielles pour mettre en œuvre des solutions;
- L’innovation est la voie à suivre;
- La gouvernance multiniveau et multi-acteurs est indispensable.
En termes d’opportunités, le projet a notamment créé une nouvelle coopération entre Aquitania Port Links et l’ONG Green Marine, qui labelise le verdissement des ports. Mathieu Bergé a aussi indiqué qu’il soutiendrait la participation de partenaires non-européens dans les futurs programmes Interreg, ainsi que l’idée de mettre en place un salon professionnel de l’Atlantique.
Enfin, le Ministre québécois des Relations internationales et de la francophonie, Christopher Skeete, a mis l’accent sur les opportunités d’une coopération stratégique entre l’Europe et le Canada. La seule réponse aux tensions actuelles est pour lui le travail en commun et l’approfondissement du partenariat entre les régions. Bien que géographiquement éloignées, elles peuvent unir leurs causes et ambitions.
Après les interventions de trois Directions générales de la Commission européenne (REGIO, MARE et RTD), les débats ont été conclus par l’eurodéputée Isabelle Le Callennec (PPE, originaire de Bretagne). Madame Le Callennec a salué la présence de la Commission européenne et en a appelé à la nécessité d’assurer des ressources financières conséquentes dans les 1er et 2e piliers du futur Cadre financier pluriannuel pour l’économie bleue, après l’annonce par Ursula von der Leyen de consacrer un milliard d’€ de ressources pour l’océan dans le cadre du très attendu Pacte pour l’Océan.
Le Land de Hesse et son agence régionale de l’énergie (LEA) ont réuni des acteurs hessois lors de leur Forum sur l’hydrogène. Ce fut l’occasion d’inviter leurs régions partenaires italiens d’Emilie-Romagne, de Wielkopolska et de Nouvelle-Aquitaine.
La délégation néo-aquitaine était composée de représentants de Teréga, du Pôle AVENIA, des entreprises Césame-Exadbit, GdTech, R3 TESNA, de l’Agence de développement et d’Innovation de la Nouvelle-Aquitaine (ADI) et du bureau de la Région à Bruxelles.
La Secrétaire d’Etat hessoise en charge des affaires économiques, de l’énergie, des transports, du logement et des zones rurales, Ines Fröhlich, a introduit la journée en rappelant la nécessité de rassembler tous les acteurs pour réussir le défi de la transition énergétique, un défi qui est européen et qui peut avoir une dimension transfrontalière. L’hydrogène doit contribuer à la transition, en promouvant une utilisation cohérente et pertinente. La Hesse est une région industrielle où l’hydrogène propre est l’unique option pour décarboner des processus industriels, notamment dans le secteur de la chimie. La semaine précédant l’évènement, le Land a annoncé le lancement d’un prêt subordonné cautionné par le Land d’un montant d’1Mrd d’€ pour dérisquer les investissements dans l’hydrogène.
La Hesse s’est dotée d’une stratégie hydrogène en 2022 et la Secrétaire d’Etat a affirmé que celle-ci devait évoluer pour s’adapter au contexte actuel. Le Land dispose également d’un Bureau d’Etat pour l’hydrogène qui effectue de nombreux travaux sur la thématique.
La Secrétaire d’Etat a insisté sur l’importance de ce Forum pour permettre aux différentes entreprises d’échanger et de se rencontrer. Elle a salué la participation des délégations des régions partenaires, les échanges selon elle devant dépasser le périmètre de la Hesse.
Plusieurs conférences se sont déroulées au cours de cette journée. Différents aspects ont été couverts: le marché hydrogène, les infrastructures de transport, les réseaux de distribution, le stockage de l’hydrogène, la mobilité, la production, etc.
Les entreprises hessoises et deux entreprises néo-aquitaines, GdTech et Césame-Exadebit, disposaient de stands pour présenter leurs activités. Les moments informels ont permis aux entreprises d’échanger entre elles.
Le lendemain, les délégations ont visité le parc industriel Höchst qui rassemble des acteurs des industries chimique et pharmaceutique. Ce parc se pose en tant que parc d’innovation avec l’accompagnement de start-ups spécialisées dans les technologies propres. Lors de la visite, les entreprises suivantes, présentes sur le parc industriel, ont été présentées:
La Commission européenne a ouvert le 1er décembre une nouvelle consultation sur son futur plan de résilience, c’est-à-dire d’adaptation au changement climatique, paquet de mesures prévu pour le 4ème trimestre 2026.
La consultation est ouverte jusqu’au 23 février 2026.
La Commission souhaite notamment bâtir des scénarii climatiques de référence communs, reposant sur des évaluations des risques harmonisées, et imposant que tous les investissements qui seraient vulnérables aux impacts du changement climatique soient conçus pour faire face aux risques.
Le plan d’action pourrait aussi simplifier les procédures de reporting des Etats membres et encourager l’utilisation des données satellitaires et de l’intelligence artificielle pour la planification des risques climatiques.
La consultation approfondira les connaissances de la Commission quant à l’évaluation des risques climatiques et le degré d’information du public; les cadres et normes réglementaires; les trajectoires climatiques de référence; la planification pour les propriétaires de biens à risques.
Elle souhaite aussi examiner les outils d’aide à la gouvernance et les informations disponibles pour la surveillance; les mesures de protection des personnes et l’appui aux actions locales et régionales; l’innovation technologique; et le rôle de la finance et les assurances.
La Commission européenne a ouvert le 1er décembre une nouvelle consultation sur son futur plan de résilience, c’est-à-dire d’adaptation au changement climatique, paquet de mesures prévu pour le 4ème trimestre 2026.
La consultation est ouverte jusqu’au 23 février 2026.
La Commission souhaite notamment bâtir des scénarii climatiques de référence communs, reposant sur des évaluations des risques harmonisées, et imposant que tous les investissements qui seraient vulnérables aux impacts du changement climatique soient conçus pour faire face aux risques.
Le plan d’action pourrait aussi simplifier les procédures de reporting des Etats membres et encourager l’utilisation des données satellitaires et de l’intelligence artificielle pour la planification des risques climatiques.
La consultation approfondira les connaissances de la Commission quant à l’évaluation des risques climatiques et le degré d’information du public; les cadres et normes réglementaires; les trajectoires climatiques de référence; la planification pour les propriétaires de biens à risques.
Elle souhaite aussi examiner les outils d’aide à la gouvernance et les informations disponibles pour la surveillance; les mesures de protection des personnes et l’appui aux actions locales et régionales; l’innovation technologique; et le rôle de la finance et les assurances.
Le 15 décembre, le Conseil de l’UE a adopté son avis sur le Mécanisme d’interconnexion en Europe (MIE) après 2027, une proposition faite par la Commission européenne en juillet dernier (voir article Le Mécanisme pour l’interconnexion maintenu dans la nouvelle architecture budgétaire de la Commission | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). Ce dispositif financier permet de cofinancer des projets d’infrastructures de transport et d’énergie.
La position des Etats membres porte sur toutes les dispositions du règlement hormis celles qui ont trait à son budget. Ces chiffres font en effet partie d’une négociation plus large liée au Cadre financier pluriannuel (CFP) (voir article Le Parlement européen prépare son positionnement sur le futur budget européen | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)). En matière de transport, les ministres proposent des changements dans les articles, les considérants et l’annexe listant les projets.
Trois définitions sont ajoutées: "bénéficiaire", "infrastructure à double-usage" et "projet global". Des précisions sont apportées dans d’autres. Dans les objectifs du MIE, le Conseil détaille certains aspects via de nouveaux adjectifs et une référence aux corridors européens. Les entreprises communes et les entités ad hoc viennent grossir les rangs des entités éligibles au MIE dans les Etats membres. Les ministres précisent que les programmes de travail du MIE devront fixer les résultats attendus, les actions soutenues, le calendrier, les montants disponibles, les formes de soutien et les taux de cofinancement. Un article consacré aux critères d’attribution fait son apparition. Pour le Conseil, ces programmes de travail devront être cohérents avec le Fonds européen de compétitivité. Enfin, plusieurs mentions viennent renforcer la mobilité militaire dans le texte.
Pour ce qui est des considérants, les Etats membres indiquent notamment que la liste des projets annexée au règlement est illustrative et non-préférentielle et que d’autres projets transfrontaliers, même s’ils ne sont pas listés, ne sont pas exclus du MIE. En outre, ils atténuent le lien entre les projets MIE et les plans de travail des corridors. Sont par ailleurs ajoutés: un considérant sur la protection des infrastructures critiques, et une référence aux partenariats public-privé (PPP).
Dans l’annexe, parmi les neuf corridors, c’est le Corridor Atlantique dont les sections ont été le moins modifiées. Le seul ajout est celui de Lisbonne à la section La Corogne-Vigo-Porto. Concernant les ports, les ministres ont ajouté les connexions à l’hinterland. Sur le réseau global, quatre nouveaux projets viennent rejoindre les six proposés par la Commission. Le Conseil y a maintenu la ligne Pau-Canfranc.
Il revient désormais au Parlement européen de se positionner sur ce projet de règlement afin que les négociations interinstitutionnelles, qui déboucheront sur la version finale du texte, puissent démarrer.
Les programmes de travail d’Horizon Europe ont été officiellement publiés, le 11 décembre, par la Commission européenne. Ces documents listent les quelques 350 appels à projets qui seront lancés en 2026 et en 2027 pour soutenir la recherche et l’innovation. Les dates d’ouverture et de clôture ainsi qu’un montant budgétaire estimatif sont précisés pour chaque appel. Le montant cumulé de ces programmes de travail représente 14 Mrds d’€.
La quinzaine de programmes de travail reprend la structure habituelle des différents volets du programme Horizon Europe (ERC, MSCA, Clusters 1 à 6, Ecosystèmes d’innovation, Nouveau Bauhaus, Missions, etc.). A noter toutefois une nouveauté. Un programme de travail intitulé "activités horizontales" regroupe quatre appels à projets d’un montant cumulé de 540 M€ pour soutenir la mise en œuvre du Pacte pour une industrie propre et le soutien aux technologies propres (voir article Pacte pour une industrie propre pour la compétitivité et la décarbonation de l’Union européenne| Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), ainsi que cinq appels à projets d’un montant total de 89,8 M€ liés à l’initiative RAISE (stratégie européenne relative à l’intelligence artificielle dans le domaine de la science).
La Commission et ses agences exécutives prévoient d’organiser des sessions d’information pour présenter ces appels à tout organisme intéressé. Au niveau national, des sessions d’information organisées par le MESRE et Bpifrance devraient également être proposées début 2026.
Il s’agit des derniers programmes de travail sous cette programmation 2021-2027. Les suivants seront adoptés une fois que les négociations sur la nouvelle version du programme Horizon Europe 2028-2034 seront finalisées.