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Reportage France 3
Directeur de la publication : Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine
Co-directeur de publication : Stéphane Delpeyrat-Vincent, Conseiller régional délégation Communication et porte-parole
Rédacteur en chef : Carine Vernhes, directrice générale adjointe du Pôle Europe et international
Rédaction : Equipe des affaires européennes et internationales, Bureau de la Nouvelle-Aquitaine à Bruxelles
Lors du discours d’ouverture de la conférence, Isabelle Boudineau a rappelé la rupture violente vers une nouvelle ère qu’a constituée la Première Guerre Mondiale, soulignant "l’industrialisation de la mort et des vies arrachées aux quatre coins du monde". Mme Boudineau a également souligné le formidable chemin parcouru depuis en qualifiant d’ "immense symbole" la tenue de cette conférence au sein d’une "maison de régions européennes partenaires". Toutefois, elle a mis en garde sur le fait que la paix, les partenariats et échanges européens que nous connaissons actuellement ne sont pas un acquis définitif et restent sous la menace des nationalismes qui essaiment à nouveau partout en Europe.
Au cours d’un débat entre universitaires des quatre régions partenaires, Anne-Marie Cocula a souligné l’exode rural massif et l’industrialisation du territoire néo-aquitain alors à "l’arrière" du front pendant cette période et dont les conséquences économiques et sociales sont encore prégnantes aujourd’hui.
Face aux résurgences du nationalisme et aux craintes d’un nouveau délitement de l’Europe, Mme Cocula a exprimé ses regrets de voir des programmes d’enseignement scolaire, notamment l’histoire, qui restent "enfermés au sein des frontières nationales" et a déploré le manque de manuels d’histoire européenne, suscitant l’approbation des autres universitaires et du public présent à cette conférence.
Les intervenants se sont également accordés à dire que la meilleure manière de sauver l’UE est de relancer la construction européenne "par le bas", par l’éducation et la réconciliation des peuples à ce projet. Et ils ont souligné le rôle que peuvent jouer à cet égard les autorités locales et régionales, qui sont les plus proches des attentes et des inquiétudes des populations locales.
Cette initiative du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne se tient chaque année le 26 septembre, avec pour objectifs de rappeler la grande variété des langues en Europe, de promouvoir la diversité linguistique et culturelle et d’encourager l'apprentissage des langues à tout âge.
Mathieu Bergé était invité à participer à cette conférence par le gouvernement de Navarre. Mathieu Bergé est intervenu dans un atelier sur le rôle de la coopération territoriale dans la promotion des langues régionales. Il a rappelé notamment que la langue basque était langue officielle en Navarre et en Euskadi, mais pas en France. Toutefois, il a insisté sur le fait que "la Région accompagne la promotion de la langue basque dans le cadre de l’Eurorégion, au sein de laquelle de nombreux projets ont été financés, ainsi qu’au sein de l’Office public de la langue basque". Il a conclu a soulignant que "nous avons besoin d’une officialisation consensuelle des langues régionales en France pour aller plus loin".