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Pendant trois jours, la délégation a pu échanger avec des représentants de la Commission, du Parlement et d’organisations européennes représentants les filières vins et spiritueux: innovation et recherche, transfert technologique et de savoir, changement climatique et partage du risque, évolution de la consommation, commerce international, ou encore incitation à la transition, biocontrôle, paquet vin en discussion en ce moment à Bruxelles et future PAC, etc. Les sujets n’ont pas manqué. 

La délégation a pu présenter des résultats du programme régional vitiREV et partager son retour d’expériences sur les instruments mis en place sur le territoire néo-aquitain pour accélérer la transition viticole, ce dans un contexte économique et géopolitique très incertain pour la filière. Les échanges avec des représentants des directions générales de l’agriculture et de la santé de la Commission européenne ont été extrêmement riches et ont ouvert des pistes de travail pour les années à venir. 

La délégation a également pu, à l’invitation du député européen et conseiller régional néo-aquitain Eric Sargiacomo, participer à l’intergroupe Vins et spiritueux du Parlement européen, qui accueillait lors de sa session de travail le Commissaire à l’agriculture, Christophe Hansen. A cette occasion, Lydia Héraud s’est exprimée pour saluer le paquet vin proposé par la Commission (voir article La Commission européenne propose un "paquet Vin" pour répondre aux défis du secteur | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), soulignant la nécessité de soutenir non seulement l'adaptation au climat, mais aussi les pratiques respectueuses de l'environnement, la capacité à répondre aux demandes des consommateurs et la régulation du marché. 

Elle a présenté au Commissaire l’approche inédite du programme vitiREV "qui soutient l'innovation sociale et l'action collective, car il n'y a pas de transition sans les femmes et les hommes de la vigne."

"La viticulture est un patrimoine vivant, un atout économique stratégique pour nos régions, et un extraordinaire terrain d'expérimentation pour construire le modèle agricole résilient", a déclaré Lydia Héraud à l’Intergroupe Vins et spiritueux du Parlement européen, 21 mai 2025

VitiREV est un collectif (Région Nouvelle-Aquitaine, interprofessions & syndicats viticoles, centres techniques, etc.) et un programme d’actions dont l’objectif principal est de réduire l’usage des phytosanitaires de synthèse avec un modèle économique viable pour les viticulteurs. Il bénéficie pour cela d’un financement national (Programme Investissement d’Avenir) depuis 2019 d’un montant de 13,6M€ pour mener les actions. La Région Nouvelle-Aquitaine et la Banque des territoires ont également initié et financé deux fonds, vitiREV Innovation et vitiREV Terradev, dotés respectivement de 70 et 20M€. Entré dans sa sixième année d’exercice, vitiREV met déjà à disposition de la profession viticole plus d’une cinquantaine de solutions pour réduire leur impact environnemental de la vigne à la commercialisation du vin.

Composition de la délégation:  Lydia Héraud, Conseillère Régionale Nouvelle-Aquitaine déléguée à la viticulture et aux spiritueux; Olivier Lavialle, Président du centre INRAE Nouvelle-Aquitaine Bordeaux; Stéphane Becquet, Directeur des Vignerons Bio Nouvelle Aquitaine; Laurent Bernos, Directeur du Pôle Viticulture-Oenologie, Chambre d'Agriculture de la Gironde; Laure Cayla, Directrice de l’IFV; Alice Luisi, Chargée de mission filière vitivinicole bio, Interbio Nouvelle-Aquitaine; Pierre-Henri Cosyns, administrateur, Interbio Nouvelle-Aquitaine; Stéphanie Hillard, directrice d’investissement, fonds vitiREV Innovation, DEMETER; Ambre Nelet, Coordinatrice vitiREV - Référente vins & spiritueux, Direction de l’agriculture, Région Nouvelle-Aquitaine; Jean-Paul Chiron, Chargé de mission innovation et open source - Unité Infrastructures et confiance numériques, Région Nouvelle-Aquitaine. 

vitiREV 

Le paquet vin proposé par la Commission européenne 
 

La Nouvelle-Aquitaine a répondu afin de transmettre ses principaux messages à la Commission européenne concernant ce dispositif qui cofinance des infrastructures de transport et de carburants alternatifs. Parmi les principales priorités régionales en matière de transport, les projets transfrontaliers occupent une place centrale. 

Pour la Région, les objectifs du MIE sont pertinents et doivent être poursuivis. 

Cet instrument permet d’investir dans des projets structurants pour le territoire néo-aquitain comme la ligne Pau-Canfranc-Saragosse et la Ligne nouvelle du Sud Ouest (LNSO). Mais la Nouvelle-Aquitaine considère que le budget disponible est sous-dimensionné au vu des besoins. Beaucoup de projets éligibles et bien évalués ne sont pas financés faute de budget. Les subventions accordées sont parfois très éloignées des taux de cofinancement potentiels affichés. En outre, en dehors des projets phares, les ports maritimes ou les plateformes logistiques multimodales, notamment, sont très peu soutenus.

De plus, la Région est très attachée à la Facilité pour le déploiement des infrastructures de carburants alternatifs (AFIF) et souhaite que ce dispositif soit maintenu puisqu’il entre en résonnance avec son souhait de décarboner le mode routier, notamment par l’hydrogène pour la mobilité lourde.

La Commission interrogeait également sur les difficultés de mise en œuvre du MIE. Pour la Nouvelle-Aquitaine, le fait de concentrer le budget sur les trois premières années de la programmation, laissant trois années blanches ensuite, est regrettable. Toutefois, des améliorations ont été constatées sur le fonctionnement global du MIE entre 2014-2020 et 2021-2027.

Concernant la mobilité duale civile et militaire, la Région estime que le budget disponible (1,7 milliard € pour 2021-2027) ne permet pas d’améliorer significativement la situation. En Nouvelle-Aquitaine, un projet a été retenu sur le Grand Port Maritime de La Rochelle. A l’avenir, le budget consacré à la mobilité militaire pourrait être augmenté, à condition que le double usage des infrastructures (civil et militaire) soit respecté et que le reste du MIE ne soit pas impacté négativement par cette enveloppe plus élevée.

Dans sa contribution, la Nouvelle-Aquitaine propose des pistes d’amélioration et de simplification du MIE, comme par exemple:

  • Diminuer la lourdeur administrative grâce à un système de présélection des projets avec une procédure en deux étapes;
  • Modifier le calendrier des appels et avoir les résultats après l’été, et négocier les conventions de financement avant la fin de l’année;
  • Avoir des lignes directrices établies et partagées avec tous les partenaires d’un projet (en particulier transfrontalier) pour établir une compréhension commune des attentes de l’UE.

Par ailleurs, la Conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) a également répondu à la consultation avec la participation de la Nouvelle-Aquitaine dans l’élaboration de la réponse.  

Ces prises de position de la Région s’inscrivent dans les débats autour du prochain budget pluriannuel de l’UE, après 2027. La Commission européenne devrait présenter de premières propositions mi-juillet puis en septembre.

 

Il s'adresse aux investissements concernant :

  • la modernisation des bâtiments d’élevage,
  • la gestion des effluents d’élevage,
  • l’amélioration de la qualité sanitaire des exploitations,
  • la réduction de la consommation d’énergie sur l’exploitation et la production d’énergies renouvelables,
  • l’optimisation des conditions de travail dans les bâtiments d’élevage.

Sa mise en œuvre est échelonnée sur quatre périodes de dépôt de dossiers complets :

  • Du  30 mars 2017 au 30 avril 2017
  • Du 1er mai 2017 au 30 juin 2017
  • Du 1er juillet 2017 au 15 septembre 2017
  • Du 16 septembre 2017 au 15 décembre 2017

Le 21 mai, la Commission européenne a proposé de nouvelles mesures pour les entreprises de taille intermédiaire. 

La première étape dans le lancement de cet omnibus a consisté à définir ce qu’était une entreprise de taille intermédiaire (ETI). Après avoir consulté les Etats membres et les parties prenantes, la Commission a finalement décidé de retenir cette définition "les entreprises de moins de 750 salariés; et jusqu'à 150 millions d'€ de chiffre d'affaires ou 129 millions d'€ d'actifs totaux". La France visait un seuil à 1500 salariés. La Commission a donc opté pour une catégorie plus restreinte. Cet omnibus comme les autres, annonce des mesures similaires pour différentes réglementations. Deux directives et six règlements sont concernés: la directive sur les marchés financiers et celle sur la résilience des entités critiques, les règlements sur la protection des données (RGPD), les prospectus (introduction en bourse), les batteries, les gaz fluorés, la défense commerciale et les imports subventionnés. Cette définition des ETI y a été intégrée et quelques amendements les concernant sont proposés. 

Communiqué de presse de la Commission européenne 

Politique agricole de l’UE – Stratégie visant à favoriser le renouvellement des générations

En 2025, la Commission européenne s’est engagée à favoriser le renouvellement des générations dans le secteur agricole en présentant une stratégie spécifique. Cette stratégie vise à relever les défis démographiques auxquels est confronté le secteur agricole de l’UE en attirant et en soutenant les jeunes agriculteurs.

La DG AGRI lance une consultation d’un mois et invite toutes les parties prenantes intéressées à contribuer aux points suivants: i) les aspects prioritaires de la stratégie (accès aux terres, au crédit, aux connaissances et aux services généraux), ii) la question de savoir si la PAC et les politiques actuelles de l’UE abordent ces questions de manière adéquate, et iii) si la stratégie devrait comporter d'autres priorités. 

La consultation est ouverte jusqu’au 14 juillet.

Pour répondre à la consultation 

Politique agricole de l’UE – Stratégie visant à favoriser le renouvellement des générations

En 2025, la Commission européenne s’est engagée à favoriser le renouvellement des générations dans le secteur agricole en présentant une stratégie spécifique. Cette stratégie vise à relever les défis démographiques auxquels est confronté le secteur agricole de l’UE en attirant et en soutenant les jeunes agriculteurs.

La DG AGRI lance une consultation d’un mois et invite toutes les parties prenantes intéressées à contribuer aux points suivants: i) les aspects prioritaires de la stratégie (accès aux terres, au crédit, aux connaissances et aux services généraux), ii) la question de savoir si la PAC et les politiques actuelles de l’UE abordent ces questions de manière adéquate, et iii) si la stratégie devrait comporter d'autres priorités. 

La consultation est ouverte jusqu’au 14 juillet.

Pour répondre à la consultation 

Stratégie de l’UE sur le tourisme durable

La Commission européenne a ouvert deux consultations publiques sur le tourisme durable. Il est possible de répondre à la première jusqu’au 15 août et jusqu’au 12 septembre pour la deuxième. 

Le secteur du tourisme fait face à de nombreux défis comme les phénomènes météorologiques extrêmes, des pressions économiques et sociales par les communautés locales et une hausse des coûts pour les entreprises, les voyageurs et les résidents. Afin de répondre à ces problématiques, la Commission veut établir une nouvelle stratégie européenne pour le tourisme durable qui devrait être publiée au premier semestre 2026. 

Les consultations s’adressent à toutes les parties prenantes de l’écosystème du tourisme: le secteur privé, la société civile, les autorités nationales, régionales et locales. 

Pour répondre à la 1ère consultation 

Pour répondre à la 2ème consultation