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Le programme POCTEFA, un programme de coopération transfrontalière
Le programme Interreg POCTEFA permet aux acteurs des territoires frontaliers de la chaîne des Pyrénées de collaborer et de travailler ensemble sur les thématiques suivantes :
- La connaissance, l’innovation et la transformation numérique ;
- La protection et la consolidation des valeurs écologiques du territoire transfrontalier
- L’accès à l’emploi et à une formation de qualité ;
- La construction d’un espace transfrontalier plus intégré et plus inclusif.
En Région Nouvelle-Aquitaine, le département des Pyrénées-Atlantiques est concerné.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur :
Un second appel à projets productif
Thématiques couvertes
En mars 2025, l’Europe a lancé un appel à projets pour mobiliser les différents acteurs. Ainsi, 68 projets ont été sélectionnés pour une enveloppe de 76,9 millions d’euros. Parmi eux, 47 impliquent des partenaires néo-aquitains.
Ces derniers couvrent les thématiques suivantes :
- Recherche et innovation ;
- Numérisation ;
- Croissance durable des PME ;
- Changement climatique et prévention des risques de catastrophes ;
- Accès à l’eau ;
- Economie circulaire ;
- Protection et préservation de la nature ;
- Inclusivité sur le marché du travail ;
- Egalité des chances à l’éducation et à la formation ;
- Intégration socio-économique par des actions intégrées ;
- Egalité d’accès aux soins de santé ;
- Renforcement du rôle de la culture et du tourisme durable.
Exemples néo-aquitains de projets sélectionnés
Sur les cinq thématiques principales, voici des exemples de projets impliquant des structures néo-aquitaines :
- TRANSBORDER : Impliquant Arkema, il vise à favoriser le développement des batteries organiques solides pour la mobilité et le stockage d’énergie durable ;
- RING : Ce projet favorise l’économie circulaire en développant les ressourceries transfrontalières. Il implique l’association AIMA, déjà très fortement impliquée dans le réemploi ;
- CIMA 360 : Il vise à soutenir l’adaptation économique et la formation dans les territoires de montagne, en lien avec les enjeux climatiques. Ce projet impliquera l’association Transition, qui favorise l’emploi et l’insertion des publics fragiles ;
- T-IA-KI : Impliquant plusieurs porteurs de projets néo-aquitains (ESTIA, Twinkle Star 64, STEP, PEP 64), ce projet va permettre le développement d’un outil numérique d’appui aux aidants pour améliorer les soins, l’autonomie et le bien-être des personnes handicapées ou dépendantes ;
- LARRA LA PIEDRA DINAVAL 360 : L’ensemble des acteurs touristiques du Haut-Béarn, côté néo-aquitain, se mobilise pour créer une offre touristique durable dans les vallées de Roncal et de La Pierre-Saint-Martin, valorisant pastoralisme, biodiversité et patrimoine naturel.
Retrouvez l'intégralité des projets sélectionnés sur :
Les programmes européens
Vignettes des programmes
Avec le soutien de trois vice-présidents du Parlement européen, Younous Omarjee, Javi Lopez et Antonella Sberna, les régions coordinatrices de la coalition EUregions4cohesion que sont la Nouvelle-Aquitaine et l’Emilie-Romagne (Italie) ont permis à 25 élus régionaux de dialoguer avec 25 députés européens au sujet de la proposition de la Commission européenne relative aux Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR).
Introduisant le débat, Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, a souligné que "le risque de renationalisation des fonds de cohésion remet en question l'existence même de l'Europe". Insistant sur le fait que les régions souhaitent conserver la possibilité de négocier directement avec la Commission européenne leurs stratégies de développement territorial, il a rappelé qu’un budget clair et distinct doit être consacré à la cohésion.
Les représentants de régions allemandes, espagnoles, finlandaises, françaises, irlandaises, italiennes, polonaises, roumaines, slovaques et suédoises, ainsi que le Comité européen des régions, ont pris la parole pour présenter de nombreux arguments en faveur d'un budget indépendant pour la politique de cohésion après 2027, ainsi que du rôle crucial des régions dans la planification stratégique et la sélection des projets.
Du côté parlementaire, Younous Omarjee a déclaré dans son discours d'ouverture que le Parlement européen ne pouvait pas accepter un budget dans lequel les régions étaient reléguées au second plan, les fonds renationalisés et la programmation remplacée par des plans centralisés, négociés entre la Commission européenne et les gouvernements centraux.
Lors de deux panels de discussion, ont tour à tour pris la parole le Vice-président du groupe PPE, François-Xavier Bellamy, plusieurs représentants de la commission REGI (Développement régional), dont sa Vice-présidente Nora Mebarek, ainsi que des membres de la commission BUDG (Budgets), dont Fabienne Keller et Jean-Marc Germain, et en particulier les rapporteurs du Parlement sur le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP). Ils sont intervenus pour souligner l’unité des groupes politiques contre l’idée de la Commission européenne de faire de la politique de cohésion une variable d’ajustement. Selon eux, les politiques dites "traditionnelles", telles que la cohésion et l'agriculture, contribuent également à la sécurité et à la compétitivité, mais ne peuvent être démantelées et remplacées par ces nouvelles priorités.
En conclusion, Olgierd Geblewicz, Président de Poméranie occidentale (Pologne), a évoqué un moment historique pour l'Europe et souligné que les députés européens et plus de 140 régions sont – et devaient rester – unis pour défendre notre patrimoine européen. Quant au Vice-président Javi Lopez, il a estimé que le Parlement européen était sur la même ligne que le document de position de la coalition et a appelé régions et députés à travailler ensemble dans ce sens.
En effet, cet événement a été l’occasion de présenter le document de position de la coalition, adopté quelques jours plus tôt. Celui-ci vise à contribuer aux négociations sur le prochain CFP, en réitérant la nécessité de définir :
- Un budget européen réservé à la politique de cohésion et la définition, au niveau de l'UE, d'allocations régionales indicatives de ressources, garantissant ainsi un montant dédié à chaque catégorie de régions;
- Le plein respect des principes de partenariat et de subsidiarité de la politique de cohésion, en plaçant les régions au centre de la conception stratégique des Plans, de la programmation et de la mise en œuvre.
Le débat organisé par la coalition s’inscrivait dans un calendrier idéal puisque quelques jours auparavant, les principaux groupes politiques du Parlement européen avaient écrit à la présidente de la Commission européenne afin de lui demander de modifier sa proposition comme condition préalable au lancement des négociations. Une demande à laquelle Ursula von der Leyen a répondu le 9 novembre mais dont le contenu ne satisfait pas les régions.
L’alliance EUregions4cohesion regroupe plus de 140 régions issues de 20 Etats membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Croatie, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie et Suède). Le débat au Parlement fait suite à d’autres initiatives communes prises depuis mai 2024 (voir ici, ici, ici et ici).
Enregistrement vidéo de l’événement Exchange of views on the 2028-2034 MFF proposal - Delegazione presso l'UE: sede di Bruxelles - Regione Emilia-Romagna
Photos de l’événement Nouvelle-Aquitaine - Exchange of views on the 2028-2034 MFF proposal - Regional voices in dialogues… (Copyright © Eric Berghen).
Cet événement a permis un dialogue entre les membres de l’AREFLH, Régions et producteurs, et représentants des institutions européennes, Commission et Parlement.
Il s'est ouvert avec les allocutions de M. Alessio Mammi, Ministre de l'Agriculture et des Affaires européennes de l'Émilie-Romagne, et de M. Ramón Fernández Pacheco Monterreal, Président de l'AREFLH et Ministre de l'Agriculture de l'Andalousie.
La discussion a ensuite débuté par un premier panel sur le rôle des interventions sectorielles dans la future politique agricole commune (PAC). Les députés européens Carmen Crespo Díaz et Eric Sargiacomo ont fait part de leur insatisfaction quant aux propositions de la Commission européenne sur la PAC après 2027. "La stratégie européenne de défense ne peut être élaborée au détriment des agriculteurs européens", a averti Mme Crespo, tandis que M. Sargiacomo a ajouté: "Déléguer toutes les responsabilités aux États membres s'est déjà révélé être une stratégie infructueuse. Nous demandons un plus grand respect de la voix du Parlement dans le dialogue interinstitutionnel".
Pour le président de l'AREFLH: "la PAC perd son âme dans ce fonds unique, et cela n'est pas acceptable. L'OCM est bien plus qu'un soutien au revenu: c'est un système permettant de planifier la production et d'investir collectivement pour renforcer la résilience des agriculteurs au sein de la chaîne de valeur". Ses propos ont trouvé un écho auprès d'Arnaud Lécuyer, vice-président de la Région Bretagne, qui a mis en garde contre le fait que "cette proposition augmente le risque d'inégalités entre les régions: l'Europe doit rester proche de ses citoyens".
La deuxième partie de la conférence a porté sur l'innovation en tant que pierre angulaire de la protection durable des végétaux. Le débat s'est centré autour de deux dossiers en discussion à Bruxelles: les nouvelles techniques génomiques (NTG) et le développement du biocontrôle. Une représentante de la Commission européenne a présenté les derniers progrès réalisés dans les négociations interinstitutionnelles sur le règlement relatif aux nouvelles techniques génomiques (NTG). Le député européen Alexander Bernhuber a salué le compromis du Parlement sur le rapport sur la lutte biologique, soulignant que "notre priorité est d'accélérer les processus d'autorisation. Les agriculteurs continuent de perdre des substances disponibles, alors que l'approbation de solutions de lutte plus durables peut prendre jusqu'à 10 ans, ce qui n'est pas une option pour les agriculteurs". M. Braekman, conseiller à la Région flamande, a fait remarquer que si la recherche est fondamentale, "elle prend du temps, et nous regrettons que, dans l'intervalle, la mise en œuvre uniforme des règles de protection des végétaux soit en déclin dans toute l'Europe".
L’AREFLH