Recherche
16564 résultats correspondent à votre recherche.
Un webinaire régional pour mobiliser les collectivités sur URBACT et l’Initiative urbaine européenne
Organisé le 29 avril par le bureau de Bruxelles de la Nouvelle-Aquitaine et le Point de Contact National de ces deux programmes européens, ce webinaire a réuni plus d’une vingtaine de collectivités locales
Les 11 et 12 mai 2026, le Conseil de l’Union européenne a arrêté sa position sur les propositions de règlements Erasmus+ et AgoraEU pour le prochain budget à long terme 2028-2034 de l’Union européenne.&nbs
La déléguée à l’Europe de la Nouvelle-Aquitaine, Isabelle Boudineau, présente à la plénière, a interpellé le Commissaire à la cohésion, Raffaele Fitto sur ses propositions de révision des priorités de la c
Les 12 et 13 mai derniers, la Région a accueilli à Bordeaux une délégation officielle de l’Émilie-Romagne conduite par son Président, Michele de Pascale.
Sur la base des propositions présentées par la Commission européenne le 16 juillet 2025 (voir article La Commission européenne propose une augmentation des fonds alloués à l’éducation et à la culture | Europe (europe-en-nouvelle-aquitaine.eu)), les États membres se sont accordés sur des positions dites "partielles", car non chiffrées. Les questions budgétaires seront examinées lors des négociations globales en cours sur le cadre financier pluriannuel 2028-2034.
Concernant Erasmus+, le programme européen pour l’éducation, la formation, la jeunesse, et le sport, le Conseil souhaite renforcer les pouvoirs de contrôle des États membres dans la gouvernance du programme. Cela passerait par le rétablissement d’un "comité" contrôlant l’exécution du programme par la Commission. Le Conseil préconise en outre que les secteurs de la jeunesse et du sport bénéficient d’une plus grande visibilité.
Le mandat du Conseil précise également davantage les conditions permettant à un pays non-membre de l’UE de bénéficier de "l’association partielle" à Erasmus+, un nouveau concept introduit dans la proposition de la Commission. Ces pays devront en particulier respecter les valeurs de l’Union européenne.
S’agissant du nouveau programme AgoraEU fusionnant les programmes Europe Créative et Citoyenneté, égalité, droits et valeurs (CERV), les États membres ont validé l’architecture proposée par la Commission, articulée autour de trois grands axes: "Europe Créative – Culture" (création et coopération culturelles transfrontalières); MEDIA+ (audiovisuel, jeux vidéo, médias d’information) et CERV+ (droits fondamentaux, égalité, participation démocratique, respect de l’État de droit).
Le Conseil souligne l’importance de garantir des conditions de concurrence équitable dans le domaine de l’audiovisuel, tout en tenant compte des spécificités nationales en matière de production et de distribution d’œuvres.
Les États membres souhaitent également établir un comité, composé de représentants nationaux, chargé d’examiner les questions concrètes en lien avec le futur programme. Le rôle des Bureaux AgoraEU, chargés de promouvoir le programme dans chaque État membre et d’apporter un soutien technique aux porteurs de projets, est également précisé.
Enfin, la position du Conseil juge "irremplaçable" la créativité humaine et encourage une utilisation éthique, durable et responsable des outils d’intelligence artificielle.
Avec l’adoption de ces positions, le Conseil est ainsi prêt à entrer en négociation avec le Parlement européen sur les programmes Erasmus+ et AgoraEU. De son côté, le Parlement doit encore examiner et discuter ses positions au sein de sa commission de la culture et de l’éducation (CULT) à partir de mi-juin pour une adoption prévue en plénière à Strasbourg d’ici cet automne.
Communiqué de presse du Conseil de l’UE sur Erasmus+
Communiqué de presse du Conseil de l’UE sur AgoraEU
Après avoir adopté sa position sur le futur budget européen en mars 2026, les élus régionaux et locaux membres du Comité européen des Régions (CdR) se sont réunis à Bruxelles pour adopter leurs réponses aux propositions de la Commission pour 2028-2034.
C’est le cas de l’avis sur les PPNR, porté par un duo transpartisan. Avant d’être présenté en plénière, l’avis a été abondé d’amendements portés par Isabelle Boudineau, au nom de la coalition des près de 150 régions "EUregions4cohesion". L’avis vise à éclairer la position que le Parlement européen adoptera en fin d’année, ainsi que les discussions en cours entre les États membres.
Parmi les principaux messages sur les PPNR, les élus ont exprimé à l’unanimité la nécessité d’avoir un budget aligné sur la demande du Parlement européen pour la politique de cohésion et la PAC, dont le développement rural, avec un objectif minimal de 20% des crédits alloués à la politique de cohésion, aux zones rurales et à la pêche qui doit être consacré aux stratégies de développement territorial intégré. S’ajoute le souhait de maintenir un soutien de la politique de cohésion à toutes les régions, et non seulement aux moins développées.
Le CdR appuie la création de chapitres régionaux ou territoriaux obligatoires, ainsi qu’une "clause" faisant écho à la proposition de la présidente de la Commission européenne d’un "regional check". Cette clause obligerait les États à consulter les collectivités locales et régionales lors de l’élaboration de leur Plan. A défaut, et sans évaluation de la gouvernance multiniveau, les collectivités devraient avoir le droit d’activer la "clause de subsidiarité" afin que CE puisse rejeter un PPNR trop centralisé. L’avis s’appuie également sur les positions de la coalition EUregions4cohesion et des propositions de simplification qui avaient été portées par Isabelle Boudineau. Ces dernières concernaient une gestion simplifiée (cibles et jalons) ou encore des conditions de réformes nationales qui ne peuvent impacter sans discernement les collectivités dans leur rôle d’autorité de gestion des fonds européens.
Ce dernier point a d’ailleurs été souligné par l’élue néo‑aquitaine lors de son intervention devant le Commissaire Fitto, dans le cadre d’un débat consacré à la révision à mi‑parcours de la politique de cohésion 2021‑2027. La Commission y a notamment proposé de réorienter une partie des fonds vers le secteur de la défense. Toutefois, cette proposition n’a pas rencontré le succès escompté, les fonds ayant généralement fait l’objet d’une programmation issue d’un long travail partenarial conduit par les régions avec l’ensemble des acteurs du territoire. Et comme tient à le rappeler Isabelle Boudineau, c’est ce qui fait la force de la politique de cohésion.
Le CdR a également adopté son avis sur le nouvel outil proposé par la CE d’évaluation et de suivi des dépenses budgétaires basé sur la "performance". L’avis souhaite redonner une part de contrôle aux autorités de gestion régionales dans la définition des cibles et jalons pour leurs chapitres dans les PPNR. Une position qui a été abondée par des amendements transpartisans portés par la coalition EUregions4cohesion, notamment par les présidents des Régions Bretagne, Galice ou Wielkopolska. Des amendements largement repris et permettant, par exemple, d’obtenir un point spécifique pour la coopération territoriale européenne.
Les élus du Comité ont aussi adopté leur position sur Horizon Europe (2028-2034), portée par Anne Besnier (FR/PSE), Vice-présidente de la Région Centre-Val de Loire. Cet avis rappelle, entre autres, le rôle crucial joué par les écosystèmes d’innovation régionaux et locaux et défend les vallées régionales de l’innovation et les Missions de l’UE. Le rapport plaide également en faveur de liens plus étroits entre Horizon Europe et les stratégies de spécialisation intelligente, et une meilleure coordination avec les PPNR, dont la cohésion.
Sur le transport, le CdR se félicite des moyens supplémentaires proposés par la CE au Mécanisme d’interconnexion européen (MIE). Néanmoins, il demande que les collectivités locales et régionales soient associées tout au long du cycle du programme, de la planification et de la sélection des projets à la mise en œuvre, à la gouvernance et à l’évaluation. Un accent est mis sur les projets d’infrastructure transfrontaliers, dont les "chaînons manquants", qui doivent être reconnus comme ayant une valeur ajoutée européenne. S’ils soutiennent les investissements à double usage (militaire et civil), ces projets doivent apporter des avantages civils évidents, en particulier pour la connectivité et la résilience régionales.
Concernant le futur d’Erasmus+, le CdR souhaite que ce programme devienne un véritable ascenseur social et soit donc plus inclusif. Pour cela, il propose d’élargir l’accès aux apprenants moins favorisés, aux jeunes des zones et territoires défavorisés confrontés à des défis structurels tels que le dépeuplement, le déclin démographique ou l’éloignement géographique. Cela passerait notamment par une meilleure synergie avec les instruments de la cohésion.
Enfin, pour ce qui est du nouveau programme AgoraEU, le Comité alerte sur les risques de la fusion d’Europe créative et de CERV+. Il demande que les collectivités locales et régionales soient reconnues comme partenaires, et qu’un soutien spécifique soit dédié à leurs médias.
Revoir l’intervention d’Isabelle Boudineau (9’38)
Avis sur les PPNR
Avis sur le FEDER/interreg et Fonds de cohésion
Avis sur l’avenir du développement rural
Avis sur la Performance
Avis sur le MIE
Avis sur Horizon
Avis sur Agora EU
Avis sur Erasmus+
La délégation italienne, composée notamment de représentants institutionnels, d’experts et de chercheurs de l’Université de Bologne, a été accueillie autour d’un programme construit en lien avec les priorités communes des deux territoires: santé, recherche, agriculture, viticulture, gestion de l’eau, innovation et transition écologique.
Point d’orgue de cette visite, Alain Rousset et Michele de Pascale ont signé, le 13 mai à l’Hôtel de Région, le nouveau protocole de coopération 2026-2028 entre la Nouvelle-Aquitaine et l’Émilie-Romagne, en présence de nombreux acteurs impliqués dans ce partenariat.
À cette occasion, Alain Rousset a rappelé l’intensité des actions engagées entre les deux Régions. Il a également souligné la dimension profondément européenne de cette coopération: "C’est l’Europe qui nous a rapprochés et permis d’aller plus loin ensemble". Il a rappelé l’engagement commun des deux Régions à Bruxelles, notamment dans le cadre de la coalition EUregions4cohesion, mobilisée pour défendre une politique européenne de cohésion ambitieuse.
Ce sixième protocole d’accord prévoit de renforcer les échanges dans plusieurs domaines stratégiques: enseignement supérieur et recherche, innovation, santé, agriculture et agroalimentaire, transition écologique et énergétique, économie sociale et solidaire, culture et jeunesse.
Les questions environnementales et climatiques ont occupé une place centrale dans les discussions, en particulier autour de la gestion de l’eau, de la prévention des sécheresses et des inondations et des usages de l’intelligence artificielle appliqués à la résilience climatique. La Nouvelle-Aquitaine a récemment rejoint l’Alliance des Régions européennes pour la résilience de l’eau, initiée par l’Émilie-Romagne. Alain Rousset a salué "des coopérations innovantes".
La visite a également permis de mettre en lumière plusieurs coopérations concrètes déjà engagées entre les deux Régions. La délégation italienne a notamment découvert le laboratoire international associé "OptiNutriBrain", porté par l’INRAE/Université de Bordeaux et l’Université Laval au Québec, qui développe des projets de recherche sur les liens entre alimentation et santé cérébrale. Les échanges ont également concerné les enjeux de santé publique et les coopérations autour des maladies neurodégénératives.
Dans le domaine agricole et agroalimentaire, la délégation a été accueillie à l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin (ISVV) afin d’échanger autour des enjeux de transition écologique dans la filière vitivinicole et des projets européens associant les deux Régions, notamment WEWI – Water Energy Wines. Alain Rousset a souligné "la capacité de nos territoires à innover ensemble, de manière pragmatique et durable", au service "d’une agriculture plus résiliente, plus sobre en ressources et pleinement engagée dans les défis de souveraineté alimentaire et de transition écologique".
Les échanges ont également porté sur les coopérations européennes menées conjointement par les bureaux de Bruxelles des deux Régions, mais aussi sur les perspectives de collaboration dans les domaines de l’économie sociale et solidaire, des tiers-lieux, de l’aérospatial, des drones, des données spatiales et de l’intelligence artificielle.
En conclusion, Alain Rousset a réaffirmé l’ambition portée par les deux collectivités: "Notre coopération est concrète, utile, et résolument tournée vers l’avenir". Avant d’ajouter: "Je suis convaincu que nous continuerons à construire ensemble des projets utiles, innovants et porteurs de sens".
Les antennes territoriales de la Région, en place depuis 2017, ont notamment pour rôle de représenter la collectivité à l’échelle départementale et d’orienter les partenaires vers les bons interlocuteurs.
C’est dans ce cadre que s’inscrivait la rencontre, à laquelle ont pris part des participants, issus de collectivités territoriales, d’associations, de Groupes d’action locale (GAL) ou encore du Syndicat Mixte pour l'Aménagement de la Vallée du Lot et de la Préfecture de Lot-et-Garonne.
A cette occasion, la représentation de la Région à Bruxelles a détaillé ses quatre grandes missions, son positionnement dans l’écosystème européen et les enjeux d’actualité au niveau de l’UE. Les possibilités d’accompagnement offertes par le bureau de Bruxelles ont également été abordées, illustrées par des exemples.
Par la suite, le périmètre des fonds européens gérés par la Région Nouvelle-Aquitaine a été rappelé, complété d’un état d’avancement de leur consommation.
Enfin, la direction de la Coopération a présenté la politique régionale d’action extérieure, ainsi que les nombreux outils et ressources à la disposition des acteurs du territoire pour soutenir leurs projets internationaux.
Lors des échanges, les questions se sont concentrées sur l’accompagnement des entreprises, la possibilité d’organiser une visite à Bruxelles, les modalités de gestion des fonds européens après 2027, les sources d’information sur les programmes de financement de l’UE, ou encore la part de bénéficiaires néo-aquitains sur ces programmes. Quelques acteurs ont également partagé leurs difficultés quant à leur capacité à mobiliser davantage les financements européens et la nécessité de renforcer les compétences.