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Doté de 450 millions €, l’appel se concentre sur le réseau central. Les priorités sont:
- Priorité 1: Supprimer les goulets d’étranglement, renforcer l’interopérabilité ferroviaire, établir les liaisons manquantes et, en particulier améliorer les tronçons transfrontaliers. 100 millions € seront fléchés vers cette priorité;
- Priorité 2: Garantir des systèmes de transport durables et efficaces à long terme, en vue de se préparer aux flux de transport futurs escomptés, et permettre la décarbonation de tous les modes de transport par le passage à des technologies de transport innovantes à faibles émissions de carbone et à haut rendement énergétique, tout en optimisant la sécurité. Elle sera dotée de 200 millions €;
- Priorité 3: Optimiser l'intégration et l'interconnexion des modes de transport et renforcer l'interopérabilité des services de transport, tout en assurant l'accessibilité des infrastructures de transport. 150 millions € seront affectés à cette priorité.
Les taux de soutien sont les suivants:
- Etudes: 50 %
- Travaux: 40 % (interopérabilité ferroviaire) ou 20 % (plateformes logistiques multimodales, transport fluvial et ports ainsi que les actions soutenant l’innovation et les nouvelles technologies)
- Composants ERTMS (Système européen de gestion du trafic ferroviaire) et RIS (Services d'information fluviale) au sol: 50 %
- Composants ITS (systèmes de transport intelligents) au sol: 20 %
- Composants embarqués RIS et ITS: 20%
- Autres: 20%
L’agence INEA, chargée par la CE de gérer le MIE, organisera le 31 mai à 10h une session d’information diffusée en ligne sur cet appel à propositions.
La fiche du programme MIE
L’appel à propositions
La session d’informations
Fiche programme SUDOE
Fiche programme POCTEFA
Fiche programme Espace Atlantique
Isabelle Boudineau a rappelé que les territoires de la Nouvelle-Aquitaine bénéficient de 2,5 Milliards € de fonds européens au cours de la période 2014-2020, dans le cadre de la politique européenne de cohésion et de développement rural, et que ces financements apportent un soutien et une contribution déterminante au développement et à l'attractivité du territoire régional et de ses agglomérations.
Des acteurs locaux bénéficiaires de fonds européens ont également témoigné lors de cette matinée afin d'illustrer concrètement l'impact et la valeur ajoutée de l'intervention de l'Union européenne en Nouvelle-Aquitaine. Philippe Marais, responsable du Plan Local d’Insertion par l’Emploi (PLIE) Rochefort Océan s’est inquiété d’une éventuelle diminution des fonds européens après 2020: "si le FSE baisse", a-t'il souligné, "il y aura moins de public suivi et une augmentation de la précarité". Par ailleurs, Arthur Léopold-Léger, a souligné que "sans le coup de pouce de l’Europe [sa] société Elixir Aircraft n’en serait pas là".
La matinée s’est conclue par un débat de la salle avec Isabelle Boudineau et Jean-François Fountaine, Maire et Président de l’agglomération de La Rochelle, sur les perspectives d’avenir. Ce dernier a souligné qu’il était indispensable de continuer à soutenir les territoires: "Nous avons besoin d’un accompagnement si l’on veut que les villes moyennes aient un avenir en Europe". Isabelle Boudineau a conclu que nous étions "à la croisée des chemins pour le budget européen", et d’ajouter: "Avec le Brexit et de nouvelles priorités à financer, si les Etats membres ne mettent pas plus d’argent dans le budget européen, la politique de cohésion sera en danger; or c’est une politique d’investissement qu’il faut protéger à tout prix".