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L’Atlantique, une interface de coopération prometteuse entre la Nouvelle-Aquitaine et le Québec

Pascal Duforestel, Conseiller régional à la coopération internationale, et Mathieu Bergé, Conseiller régional délégué à la coopération territoriale européenne, à l’Eurorégion, aux ports et aéroports, se sont rendus du 8 au 12 juin 2026 au Québec pour une semaine riche de rencontres et de coopérations transatlantiques. 

L’Assemblée générale de la Commission Arc Atlantique (CAA) de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM), qui se déroulait les 8-9 juin a été le premier temps fort de cette mission. Elle se tenait pour la première fois hors Europe sur un territoire québécois qui partage des réalités communes en matière d’économie bleue, de transitions, de défis portuaires et qui est membre de la CRPM depuis 2023.

Lors de son intervention sur la table-ronde dédiée à la macro-région atlantique, Mathieu Bergé a rappelé la nécessité d’une politique intégrée à l’échelle de l’espace atlantique, d’une vision commune et de modalités de financement partagées. Selon lui, il sera nécessaire d’adopter une posture de "coopétition" en identifiant des chefs de file par filière. Le chemin parcouru en matière de coopération à l’échelle de l’Eurorégion Nouvelle-Aquitaine Euskadi Navarre donne des raisons d’être optimiste et conforte la suite de la construction de la macro-région atlantique. Elle devra compléter la stratégie maritime atlantique qui est déterminante mais n'adresse pas toutes les problématiques propres à l’espace atlantique comme les enjeux "inland" de logistique terrestre, d’innovation ou encore d’industrie.

A l’occasion de cette assemblée générale, les futurs enjeux politiques prioritaires ont été identifiés: le budget européen 2028-2034, le déploiement de la stratégie portuaire européenne, la préparation de l’Ocean Act, l’accord de coopération entre la CRPM et la fondation eAtlantic.

Mathieu Bergé a également représenté la Nouvelle-Aquitaine à l’occasion de l’événement annuel GreenTech de l’Alliance Verte le 10 juin sur la table-ronde "Un vent d’innovation venu de France pour le transport maritime durable". Il a pu mettre en lumière les initiatives de la Région en matière de soutien à la décarbonation du transport maritime ainsi que la coopération des quatre ports de commerce réunis sous la bannière Aquitania Ports Link. Il a pu rappeler qu’ils sont les premiers ports français à s’engager dans le programme de certification environnementale Green Marine Europe, né en Amérique du Nord avec l’Alliance Verte. Ce label sera certainement un socle commun d’enjeux pour construire demain des ponts entre ports québécois et ports français engagés dans ce même programme.

Enfin, ce déplacement a offert l’opportunité de créer des connexions avec des ports de commerce québécois du corridor Saint-Laurent-Saguenay, notamment à travers la rencontre avec la direction de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour (SPIPB) qui présente un modèle juridique unique: une société d’Etat à capital-actions détenu par le ministère des Finances qui place le développement du port au même niveau que celui des industriels implantés sur son foncier. Ce modèle inspirant offre les conditions favorables à des connexions fortes et un co-développement port et industries tout en favorisant une acceptation locale de ces activités. La visite des infrastructures du Port de Trois Rivières, également engagé dans le label de l’Alliance Verte a permis de démontrer qu’une cohabitation apaisée entre ville et port est possible, sur un foncier restreint et optimisé en mobilisant des actions fortes pour réduire les nuisances des activités portuaires.

Ces rencontres s’inscrivent dans un accord de partenariat plus global entre la Nouvelle-Aquitaine et le Québec signé fin 2025, qui continue de se traduire par des échanges concrets et durables, des atouts indispensables dans le contexte mondial actuel.

Au cours de cette mission, Pascal Duforestel a eu l’opportunité d’aller à la rencontre de nombreux acteurs clés de la coopération. Il a ainsi échangé avec des partenaires tels que la Maison de la Littérature, le Pôle Capitale Nationale ou encore le Chantier de l’économie sociale, tout en nouant également des contacts avec plusieurs institutions, parmi lesquelles le Consulat général de France à Québec, le ministère des Relations internationales de la francophonie, ainsi que les villes de Québec et de Montréal. Ces rencontres ont contribué à consolider des liens précieux entre les différentes parties prenantes.